Actualités
Claire Lamarche anime une nouvelle émission de débats à TQc
Huis clos - Vendredi 10 septembre 20 h
Claire Lamarche retourne à ses premières amours, à Télé-Québec où, elle a animé Droit de parole pendant sept ans. Elle reprend les rênes d’une émission consacrée aux débats, dans une formule toute neuve.
«Je trouve formidable que le concept ait été inventé par des Québécois, explique l’animatrice. Ça n’est pas quelque chose qui a été importé d’ailleurs. C’est intéressant parce que ça part d’ici. C’est une émission hebdomadaire de 60 minutes pendant laquelle un jury composé de sept personnes, et qui va changer toutes les semaines, doit trancher une question d’actualité.»
Des jurés de tous les milieux
Dans Huis clos, les jurys ne sont pas constitués de professionnels des communications ou de débatteurs aguerris, mais de gens venant de toutes les couches de la société et de toutes les régions.
«Il peut y avoir un chômeur assis à côté d’une femme d’affaires de Jonquière, d’un concierge de Montréal, d’une policière de Gaspé, reprend Claire Lamarche. Ils sont de tous les groupes d’âge aussi. La dynamique sera donc intéressante.»
«Cela dit, évidemment, les gens que nous recrutons pour notre jury ont des qualités de débatteurs. On sait qu’ils s’intéressent à tous les grands enjeux de la société, qu’ils sont donc susceptibles de mordre dans les questions qu’on leur soumet, d’avoir quelque chose à dire et d’être convaincants dans leurs propos.»
L’objectif: en arriver à un verdict
À leur arrivée, les participants sont enfermés dans ce que l’équipe de l’émission appelle «le bunker». Ils y seront séquestrés pendant un minimum de trois heures. «Ils sont vraiment mis à l’écart, déclare l’animatrice On leur fait part de la question dès le début.
Pendant l’enregistrement, ils ont la possibilité d’interroger des experts et des témoins, mais aussi de voir un petit topo sur la question. Et ce n’est qu’après avoir absorbé toutes ces informations-là qu’ils délibèrent entre eux. L’objectif qu’on leur fixe à chaque émission est d’essayer d’arriver à un verdict, à une décision unanime.»
Ce qui n’est pas toujours une mince affaire... «Non, on ne se contera pas de peurs, ça ne sera pas toujours évident. Mais par ailleurs, cet objectif-là rendra les discussions plus musclées. Si je m’en vais faire partie d’un jury et que vous me donnez la mission de convaincre les gens qui ne pensent pas comme moi, afin qu’on arrive à une décision commune, évidemment, je vais sortir mes meilleurs arguments. Ça a de bonnes chances d’être intéressant.»
La parole est au public
«Ce qui m’a fascinée, conclut Claire Lamarche, c’est cette façon imaginative de réinventer le débat public. Il y a eu les grandes années de Droit de parole, puis Il va y avoir du sport avec Marie-France Bazzo, mais depuis, c’était un peu tranquille.»
«Je me dis que Huis clos renouvelle le genre, parce qu’on fait appel à des gens du public qui, d’habitude, n’ont pas accès aux grandes tribunes. Et aussi parce que les questions aux experts et aux témoins sont posées par eux. Les gens du public posent des questions auxquelles, bien souvent, les journalistes ne songeraient pas. Et ça, je trouve que c’est très bon!»


