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«Docu-D — JFK: la preuve irréfutable»: enfin la vérité?
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«Docu-D — JFK: la preuve irréfutable»: enfin la vérité?

Dimanche 16 novembre 19 h, Canal D

Marie-Hélène Goulet / TV Hebdo - 2014-11-11 14:31:47

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy a été assassiné en pleine rue alors qu’il visitait Dallas pour sa campagne électorale. Les Américains, qui ont refusé de croire que Lee Harvey Oswald avait agi seul, ont échafaudé une flopée de théories du complot. Et si la mort de JFK était simplement un accident? 



JFK: La preuve irréfutable présente le travail minutieux de deux hommes qui ont consacré des années à résoudre le meurtre le plus intrigant de l’histoire. Le premier, Colin McLaren, est un ancien enquêteur australien, un spécialiste de l’infiltration dont le travail a permis à la justice de mettre la main sur de grands criminels. Le second, Howard Donahue, est un expert en balistique — décédé en 1999 — qui était obsédé par l’affaire JFK.

Il a élaboré la théorie de l’accident après avoir étudié des analyses rigoureuses de la trajectoire des projectiles, écouté des déclarations de témoins et examiné des rapports médicaux. Colin McLaren s’est appuyé sur ses recherches pour revoir les faits et enquêter sur un des crimes les plus mystérieux de l’histoire — et l’un des plus documentés.


Trois coups de feu

Le 22 novembre 1963, la Dealey Plaza était bondée lorsque trois coups de feu ont été tirés en direction de la décapotable du président en moins de six secondes. S’il a rapidement été prouvé que Lee Harvey Oswald a fait feu d’un dépôt de livres qui surplombait la scène, peu de gens pensent qu’il a réussi à tirer à lui seul trois projectiles aussi rapidement avec son vieux fusil Carcano. Cependant, comme il a été assassiné à son tour deux jours après son arrestation, le monde n’a jamais entendu sa version des faits.

En 1967, Howard Donahue s’est passionné pour l’affaire lorsque la chaîne CBS l’a appelé en renfort pour prouver la véracité de la théorie officielle selon laquelle Lee Harvey Oswald était l’unique tireur.

En reproduisant les circonstances du meurtre, le réseau de télévision a demandé à cet expert de la balistique de prouver qu’il était possible de tirer trois coups avec un Carcano en moins de six secondes et d’atteindre sa cible. Donahue y est parvenu à son troisième essai, ce qui a rassuré CBS mais a semé un doute dans l’esprit de l’expert. Comment un homme connaissant beaucoup moins bien les armes que lui aurait-il pu égaler ses performances?


Des documents erronés

À partir de l’expérience qu’il avait réalisée pour la télévision, Howard Donahue s’est lancé dans une enquête méticuleuse, grâce à laquelle il a rapidement repéré des anomalies dans les rapports gouvernementaux. Une de ses premières constatations a été que l’ordre officiel des coups avait été inversé dans les documents, ce que le gouverneur du Texas, John Connally, qui avait également été touché dans l’attaque, a toujours soutenu lui aussi.

Howard Donahue s’est éga­lement rendu compte qu’il était impossible que la blessure au cou de John F. Kennedy ait été causée par le même type de balle que celle qui avait causé sa mort en explosant dans son cerveau. Comment une balle aurait-elle pu traverser la gorge de JFK, puis l’épaule et le poignet de John Connally avant de se loger dans sa cuisse, alors qu’une balle identique avait tout simplement explosé dans le cerveau de sa victime?

Pour Howard Donahue et Colin McLaren, une seule explication est possible: un deuxième tireur a tiré le coup fatal. Une dizaine de témoins qui ont senti l’odeur de la poudre noire au ras du sol ont corroboré cette théorie. Ils n’auraient pas senti quoi que ce soit si Lee Harvey Oswald avait été le seul à mettre le président en joue du haut de sa cachette.


L’explication

Mais alors, qui a tiré — et, surtout, pourquoi? La théorie de Howard Donahue et de Colin McLaren met en cause George Hickey, un agent des services secrets qui avait été embauché comme chauffeur seulement quatre mois avant le drame.

Le 22 novembre 1963, il avait été assigné à une tâche plus importante, car il était l’un des seuls agents en place à ne pas s’être enivré jusqu’aux petites heures le jour du défilé. Sa sobriété ne l’a malheureusement pas empêché d’être maladroit en brandissant sa mitraillette AR-15 pour arrêter Lee Harvey Oswald. Les services secrets se seraient donné bien du mal pour cacher son erreur...