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«En vie: Survivre au crash des Andes»: Le courage à l'état pur
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«En vie: Survivre au crash des Andes»: Le courage à l'état pur

Samedi 28 mars 21 h, Explora

Jean-Simon Messier / TV Hebdo - 2015-03-20 16:46:45

Le documentaire En vie: Survivre au crash des Andes raconte l’une des histoires de résilience et de survie les plus extraordinaires et les plus inspirantes, celle-là même qui a inspiré le film Les survivants. 




L’histoire remonte à octobre 1972. Une équipe uruguayenne de rugby amateur monte à bord du vol 571 de la Fuerza Aérea Uruguaya afin d’aller disputer un match à Santiago, au Chili. Après une escale de quelques heures en raison du mauvais temps, l’avion repart, mais le vol ne se déroule vraiment pas comme prévu: l’appareil s’écrase au beau milieu des montagnes glacées, faisant 12 morts et plusieurs blessés. Certains passagers finissent par succomber à leurs blessures ou meurent de faim. Les recherches entreprises par l’armée cessent au bout de 10 jours, et les espoirs de retrouver les passagers vivants s’amenuisent.


Une erreur humaine

Le documentaire fait état de plu­sieurs enquêtes et témoignages selon lesquels la cause de l’écrasement serait une erreur humaine. Il y aurait eu notamment confusion quant à la localisation de l’appareil dans les airs. Se croyant au-dessus des vallées verdoyantes du Chili, le pilote aurait amorcé la descente vers le sol. À peine arrivé sous les nuages, il aurait remarqué les pics enneigés, et perdu la maîtrise de son charter. C’était trop tard: la carlingue a dévalé la montagne sur plusieurs dizaines de mètres.

Les survivants doivent composer avec la neige, le froid, le blizzard et les risques d’avalanche, choses auxquelles ils n’ont jamais été exposés. Les jours passent, et les provisions diminuent rapidement. L’eau ne suffit plus. Devant l’urgence d’agir, un équipier propose de manger les passagers décédés. L’idée peut sembler complètement saugrenue de prime abord, mais c’est ce qui sauvera le groupe. «On survivait, mais de la pire façon», raconte Nando Parrado, un survivant.


Un acte de bravoure

Le documentaire s’appuie sur des reconstitutions historiques, des animations en trois dimensions, des explications scientifiques d’experts en survie, de spécialistes de la santé et d’alpinistes, et des témoignages de survivants, dont Nando Parrado. Au moment de l’écrasement, ce dernier subit un choc si fort qu’il sombre dans un profond coma, dont il ressort quelques heures, voire quelques jours plus tard.

Tout au long des épreuves, Nando s’impose comme le leader naturel du groupe. Il prend les décisions et fait preuve de beaucoup d’initiative, de créativité et de détermination. C’est grâce à son courage et à sa ténacité que ses compagnons ont pu être rescapés sur la montagne.
Après avoir passé plus de 60 jours dans le campement improvisé, Nando décide de partir avec son ami Roberto. Ils entreprennent un périple de plusieurs kilomètres en montagne, n’ayant en réserve qu’un sac de couchage fait avec les moyens du bord et de la chair humaine.

«On dit que nous avons été courageux, mais c’est faux, c’est la peur qui nous faisait avancer», raconte Nando Parrado dans le documentaire. Au bout de 10 jours et de 10 nuits d’efforts acharnés, Nando et Roberto aperçoivent un homme, qui réussit à appeler des secours.


Noël en famille

Quelques jours avant Noël, après plus de 70 jours en montagne, les 16 hommes sont secourus et transportés dans des hôpitaux. Ils sont malades, faibles et maigres: certains ont perdu jusqu’à 40 kg. Tous finissent par s’en sortir.

Leur histoire a fait le tour du monde. Aujourd’hui, les rescapés du vol 571 sont toujours en vie et se rencontrent annuellement afin de commémorer ce qui a soudé leur amitié si précieuse.
En vie: Survivre au crash des Andes rappelle que la volonté de s’en sortir est souvent plus forte que tout. Sans connaissances techniques ni matériel, ces hommes ont fait preuve d’une grande inventivité, de résilience, de courage et de dépassement de soi, afin de surmonter les conditions extrêmes des Andes, dans le seul et unique but de retrouver ceux qu’ils aimaient.