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Le grand rire de Normand Brathwaite | L'humour dans le sang
Normand Brathwaite et Anaïs Favron. | Photo : © Radio-Canada

Le grand rire de Normand Brathwaite | L'humour dans le sang

Jeudi 9 mai à 20 h 30, Radio-Canada

Par Annie Hogue/TV hebdo - 2019-04-25 22:31:10

On connaît Normand Brathwaite comme animateur, comédien et musicien, mais l’humour a aussi toujours fait partie de sa vie. Il est régulièrement monté sur scène pour nous offrir des numéros dignes de mention. Cette semaine, il revisite quelques-unes de ses prestations dans le cadre du Grand Rire de Normand Brathwaite.

 

C’est en compagnie d’Anaïs Favron que l’animateur a l’occasion de revoir et commenter quelques-uns des numéros les plus mémorables qu’il a offerts aux spectateurs au cours des étés 2001 à 2004 dans le cadre du festival Le Grand Rire de Québec, devenu depuis Le ComediHa! Fest-Québec. Normand s’ouvre aussi sur sa façon de faire de l’humour et sur les limites qui, dans son cas, semblent être inexistantes, alors que dans sa vie privée, il est un homme plutôt timide. 

Parodies et costumes

En première partie de l’émission, Anaïs présente Normand comme quelqu’un de très à l’aise avec son corps. S’il admet que c’est vrai sur scène, il précise que ce n’est pas la même chose dans la vie de tous les jours. Lorsqu’il monte sur scène, il ne s’impose pas de limites. Il est même souvent le premier à les repousser et à proposer d’aller encore plus loin que ce qui était prévu au départ. Il enfile costumes et perruques de toutes sortes, affichant ses courbes et certaines parties de son anatomie. 

Ce segment de l’émission est l’occasion de revoir des numéros présentés en 2005, 2006 et 2007, dans lesquels il nous a offert une parodie du groupe The Supremes en compagnie de sa fille Élizabeth Blouin-Brathwaite et d’Alex Perron. Avec leurs robes longues et leurs souliers à talons, ils provoquent l’hilarité dans la salle. Par la suite, on peut voir Normand, vêtu d’une longue et sexy robe rouge, parodier la populaire chanteuse Dalida. Alain Dumas et Steeve Diamond le rejoignent sur scène pendant la chanson Paroles, paroles. En 2006, c’est un costume d’éléphant, ne cachant qu’une partie de son corps, que Normand Brathwaite a enfilé pour l’un de ses numéros. 

À deux, à trois ou en groupe

Normand n’aime pas se retrouver seul sur scène ni d’ailleurs dans aucun autre de ses projets. Anaïs discute avec lui de son désir d’être entouré de sa famille, ses amis, sa gang. À ce sujet, il précise: «Je déteste être tout seul, faire un projet tout seul. Je ne pourrais pas être humoriste et me dire: “J’ai un show dans deux ans, il faut que j’écrive ça.” Je ne suis pas capable. Il faut que je travaille avec des gens. Ça me fait souvent rire: j’ai une idée puis c’est la réaction de la personne qui me dit “T’es-tu malade?” qui me fait encore plus rire et qui me fait aller plus loin.» 

Pour illustrer ce propos, on nous présente un numéro marquant, qui a beaucoup fait rire le public et qu’il a présenté sur la scène du Grand Rire en 2007. On le retrouve à ce moment aux côtés de Jocelyne Cazin dans un sketch où deux pêcheurs discutent ensemble et s’amusent à faire toutes sortes de jeux de mots. L’animateur et humoriste explique en outre d’où lui est venue l’inspiration pour écrire ce numéro.

Plus près de la réalité qu’on le pense

Anaïs connaît bien Normand puisqu’ils ont travaillé ensemble et se côtoient depuis de nombreuses années. Lors du dernier segment de l’émission, elle qui voit Normand comme un livre ouvert lorsqu’il est sur scène ou à la radio, avoue que ce qu’on croit parfois être totalement sorti de son imaginaire est plus près de réalité qu’on pense… C’est le cas d’un numéro présenté sur scène en 2006, dans lequel Normand chante à Élizabeth une chanson pour l’inciter à se louer un appartement et à quitter la maison familiale. Sa fille est à ses côtés pour lui donner la réplique. Apparaît à la fin, en surprise, Johanne Blouin, la mère d’Élizabeth et ex-conjointe de Normand. La salle au complet rit franchement pendant ce numéro musical où chacun se vide le cœur en disant tout haut ce qu’il n’a jamais osé exprimer…