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Le style d'Anne-Sophie Moran de «L'heure bleue»: Une femme, trois looks
Le t-shirt blanc qu’Anne-Sophie porte lorsqu’elle quitte Cowansville pour se rendre à Montréal symbolise son départ. © Eric Myre

Le style d'Anne-Sophie Moran de «L'heure bleue»: Une femme, trois looks

Par Marie-Hélène Goulet/TV Hebdo - 2017-02-06 12:36:10

Dans L’heure bleue, la vie d’Anne-Sophie Moran bascule lorsqu’elle perd son fils dans un accident. Marjolayne Desrosiers, la créatrice de costumes du téléroman, a pour mission de représenter les émotions que le personnage ressent au moyen de ses vêtements.






Marjolayne, qu’est-ce qui caractérise le look d’Anne-Sophie?

Son style est particulier parce qu’il se décline en trois volets. Mon défi dans L’heure bleue est de marquer l’évolution du personnage grâce à son habillement. Anne-Sophie a trois styles différents: celui d’avant l’accident de Guillaume, celui des mois qui suivent le drame et celui de sa nouvelle vie à Montréal.

Comment décririez-vous son look avant la mort de Guillaume?

Elle a un style de femme de carrière. Au travail, Anne-Sophie porte de belles robes cintrées avec des coupes droites et des couleurs froides. À la maison, c’est différent. Comme Guillaume a un TDAH et que, on l’imagine bien, les choses bougent autour d’elle, Anne-Sophie porte des chemisiers amples. Elle revêt également des teintes douces et pastel, des couleurs plus maternelles.

Comment sa peine se transpose-t-elle dans son style lorsqu’elle perd son fils?

Pour représenter son côté triste et dépressif, j’ai choisi de lui faire porter des lainages lourds aux couleurs sombres. Ses vêtements sont également moins bien agencés pour laisser supposer un certain laisser-aller.

En quoi le look d’Anne-Sophie change-t-il lorsqu’elle arrive à Montréal?

Elle porte beaucoup plus de couleurs vives. À Cowansville, elle reste conservatrice, mais à Montréal, elle est plus ouverte. C’est une femme qui a voyagé et qui a vu des looks de partout. Par ailleurs, son style est estival: elle porte des camisoles aux minces bretelles qui montrent sa fragilité, mais aussi une certaine acceptation.

Anne-Sophie porte-t-elle des bijoux?

Avant l’accident, elle porte beaucoup de boucles d’oreilles et de pendentifs longs, mais après le drame, elle enlève tous ses bijoux, mis à part un collier mi-long avec une toute petite perle, qu’elle porte toujours. En mémoire de son fils, elle garde aussi son bracelet au poignet.

A-t-elle un vêtement fétiche?

Le t-shirt blanc qu’elle enfile lorsqu’elle quitte Cowansville représente son départ. Comme elle a apporté très peu de choses à Montréal, on le reverra souvent.

Quel type de chaussures porte-t-elle?

Au travail, elle porte souvent des talons hauts. J’ai opté pour des chaussures Michael Kors, car elles sont rapidement confortables. À Montréal, Anne-Sophie a plutôt des bottes de marche et des souliers de sport. On suppose qu’elle a pris une vieille paire de souliers qui traînait dans le fond du placard avant de partir.

Est-ce facile d’habiller Céline Bonnier?

Tout ou presque lui va bien, c’est fantastique! Elle est généreuse et compréhensive. Comme c’est une actrice d’expérience, elle sait très bien ce qui lui va et ce qui ne lui va pas, et n’a pas peur de le dire. C’est parfait ainsi, parce que c’est important pour moi que ses costumes soient confortables.

Où avez-vous acheté les vêtements d’Anne-Sophie?

Je suis allée dans plusieurs magasins. J’ai trouvé des choses à La Baie et dans des friperies, et j’ai déniché plusieurs pantalons dans une petite boutique nommée Trunkshop, sur l’avenue du Mont-Royal. Quant aux bijoux, ils proviennent majoritairement de la collection de Caroline Néron.