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«Les recettes pompettes»: Shooters! (Début de la saison 3)
Éric Salvail © V

«Les recettes pompettes»: Shooters! (Début de la saison 3)

Lundi 16 janvier 20 h 30, V

Par Marie-Hélène Goulet/TV Hebdo - 2017-01-05 14:53:07

Aucune émission d’Éric Salvail n’a suscité autant de commentaires du public que Les recettes pompettes. Ce qui ressemblait, à la base, à un concept écrit un peu trop tardivement lors d’une soirée arrosée est finalement devenu un succès. On lève notre verre à cette troisième saison! 

Éric, dans quel état d’esprit abordez-vous cette troisième saison des Recettes pompettes?

Ma première saison a été une catastrophe, parce qu’elle s’est faite dans les trois semaines qui ont suivi l’idée de départ. La deuxième était beaucoup plus organisée et la troisième est entre les deux. Avec En mode Salvail, Les recettes pompettes et Coup de foudre qui reviennent tous le même soir, le 16 janvier, je sais que j’aurai un hiver occupé. Les gens ne se doutent pas de tout le travail qu’il y a derrière Les recettes pompettes avant qu’elles soient à l’écran. Nous tournons 4 heures pour présenter une émission de 22 minutes. Parfois, nous en faisons 12 versions différentes au montage avant d’avoir la bonne en main.

Fais-tu une cure sans alcool avant les enregistrements?

Non, mais les jours de tournage, je bois beaucoup d’eau et je mange plus gras qu’à l’habitude. Il ne faut pas oublier que nous tournons pendant quatre heures. À la télévision, on semble boire toutes les deux minutes, mais ce n’est pas du tout le cas. En plus, nous ajoutons de l’eau à l’alcool. Notre dosage est bon.

T’arrive-t-il d’accueillir des invités qui ne tolèrent pas l’alcool?

Cette année, je crois que Mélanie Maynard est pompette après cinq minutes devant les caméras. J’ai dû m’ajuster, parce qu’on veut voir des gens «cocktail» et non pas saouls, sinon ce ne serait plus intéressant. Généralement, nous buvons beaucoup moins avec les femmes.

Y a-t-il des nouveautés à l’émission cette année?

Nous tournons toujours chez Doyon Cuisine, mais nous avons revampé le décor. Nous avons aussi installé une «caméra-confidences» dans le micro-ondes. C’est un genre de confessionnal. Ainsi, quand les invités sont à bout de moi, ils peuvent aller parler dans mon dos dans le micro-ondes. Nous avons également une «caméra à shooter», qui suit le chemin de la vodka dans la personne. Ça donne des plans de vue pas très flatteurs de nos invités.

Est-ce que les segments «Autour du four» et «L’appel pompette» demeurent?

Oui, absolument. D’ailleurs, Alex Nevsky et moi avons appelé Marie-Mai à minuit et demi lors de son passage à l’émission. Elle répond en disant: «Hé Nevsky, ça ne va pas de téléphoner à une femme enceinte à cette heure-là!» Avec Mélanie Maynard, qui se vante d’être végétarienne depuis deux semaines, nous avons rejoint la reine des végétariennes, Julie Snyder, aux Îles-de-la-Madeleine, et nous avons réveillé Joël Legendre.

As-tu perdu le contrôle d’un invité cette saison?

Les émissions ne sont pas toutes tournées, mais c’est arrivé avec Phil Roy et Pier-Luc Funk. Ils ont même profité de l’appel pompette pour se commander une pizza.

Comment choisissez-vous les recettes à concevoir?

C’est très mécanique comme choix. Nous avons besoin de suffisamment d’étapes et qu’elles soient variées. Par exemple, Alex Nevky et moi concoctons un feuilleté de truite et, pour ce faire, nous avons pêché notre truite nous-mêmes, devant les caméras. Nous nous inspirons aussi parfois des participants. Nous sommes allés avec le mode de vie de Pier-Luc Funk et Phil Roy en réalisant un spaghetti aux boulettes de viande avec seulement des ingrédients trouvés dans un magasin à 1 $. En plus, nous avons bu des shooters dans chacune des boîtes de conserve utilisées. Vodka et jus de petits oignons, c’est tout un mélange!

Qu’est-ce qui te plaît tant de ce concept?

C’est une émission qui permet un tas de choses à la télé. Comparativement aux autres, nous avons le droit d’être vulgaires et de dire des énormités sans être montrés du doigt. C’est aussi la production pour laquelle j’ai travaillé dont on me parle le plus. Je réalise que les gens écoutent et réécoutent les épisodes par la suite. Je suis également très fier du montage de Maxime Corbin. Il a gagné un Gémeaux pour son travail à l’émission, et c’est amplement mérité.