Télévision / Reportages

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Les télévores: Joël Legendre
Joël Legendre © Jean Langevin

Les télévores: Joël Legendre

Steve Martin / TV Hebdo - 2012-07-11 15:48:02

D’Iniminimagimo aux Bye Bye en passant par Occupation double et une poignée de jeux télé, l’animateur du prochain gala des Gémeaux a roulé sa bosse d’un studio à l’autre. Tout a commencé alors qu’il n’avait que huit ans...





Joël, combien d’heures passes-tu chaque jour devant la télé?

Environ 15 minutes. Je zappe, je tombe sur une émission et je la regarde, mais j’ai beaucoup de difficulté à suivre une télésérie chaque semaine. Je ne peux pas avoir de rendez-vous télé; j’ai l’impression d’en avoir déjà trop dans la vie! Par contre, je vais beaucoup sur internet, sur Tou.tv, par exemple. J’ai des habitudes de jeune en ce qui a trait à la consommation télévisuelle.


Quelle est la dernière émission à laquelle tu as été accro?

J’aime beaucoup les concours de chant ou de danse, comme American Idol, Star Académie, The Voice et So You Think You Can Dance. Voir des prestations de chanteurs ou de danseurs me change les idées.


Quelle émission a marqué ta jeunesse?

Les Bye Bye. Nous avions un VHS à la maison, et je les écoutais en boucle. Je décortiquais chaque détail des parodies: les décors, les prothèses, etc. J’essayais de comprendre comment c’était fait. J’avais une admiration sans borne pour Dominique Michel.


Quelle personnalité télé trouves-tu la plus magnétique?

Sonia Benezra: elle me fascine. C’est une excellent intervieweuse. De plus, c’est une femme colorée, de par son accent, ses tournures de phrases et sa manière d’animer. Si je tombe sur une de ses émissions, je suis incapable de zapper. Elle «m’accroche» avec ses cheveux, ses yeux, ses boucles d’oreilles, ses souliers… J’ai toujours quelque chose à regarder!


Qui te fait le plus rire à la télé?

Mélanie Maynard, notamment quand elle animait 2 filles le matin et qu’elle avait des fous rires. En fait, c’est la fille qui me fait le plus rire dans le milieu du show-business.


À quelle émission es-tu apparu pour la première fois à la télé?

À Soirée canadienne. Les gens de mon village, Sainte-Hélène-de-Bagot, sont allés à Sherbrooke pour l’enregistrement, et c’est moi qui chantais la chanson du village. J’avais huit ans.


Peux-tu nous raconter un moment marquant de ta carrière?

La première émission d’Iniminimagimo à laquelle j’ai participé, à Radio-Canada. Je rêvais d’entrer dans cette boîte-là! À ma première journée, j’étais un peu perdu. Je suis tombé sur Jean-Louis Millette, qui était une de mes idoles pour son rôle de Paillasson. Il est venu me voir et il m’a demandé: «Est-ce que je peux t’aider?» J’avais 19 ans, c’était ma première journée de tournage, et Jean-Louis Millette m’a emmené au studio. Je n’oublierai jamais ça!


Si tu pouvais ramener une émission qui n’existe plus, ce serait...

J’ai beaucoup aimé Les détecteurs de mensonges. J’ai eu la chance d’y aller une fois et je l’écoutais assidûment. Cette émission avait un côté enfantin, taquin, amusant et compétitif en même temps. Je m’en ennuie un peu.


Si on faisait une émission sur ta vie, quel en serait le titre?

Né pour le showbiz! (rires)


Les confitures de Dodo

«Lorsque j’avais 18 ou 19 ans, j’ai vu une émission — je crois qu’elle s’intitulait Dodo — dans laquelle Dominique Michel parlait de sa carrière et de sa vie. Ça m’a beaucoup marqué: j’ai compris que c’était ce métier que je voulais faire. À la fin de l’émission, Dodo disait: «Un jour, je serai vieille et je ne ferai plus ce métier; je préparerai des confitures pour tous ceux que j’aime.’ J’ai gardé ça en tête. Alors, quand je serai vieux, je ferai comme Dominique: je préparerai des confitures que je donnerai aux gens que j’aime!»