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«Like-moi»: Une génération (trop) branchée
Philippe-Audrey Larrue- St-Jacques, Marie Soleil Dion, Florence Longpré, Adib Alkhalidey, Katherine Levac, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert. © Julien Faugère

«Like-moi»: Une génération (trop) branchée

Dimanche 27 décembre 21 h, TQc

Par Nathalie Slight / TV Hebdo - 2015-12-17 09:16:00

Marc Brunet, l’auteur à qui l’on doit les émissions à succès Les bobos, 3600 secondes d’extase et Le cœur a ses raisons, se penche sur les travers de la génération Y dans la série Like-moi. La distribution est composée de jeunes comédiens talentueux qui ont visiblement un plaisir fou à travailler ensemble. 






Pourquoi avoir choisi cette génération en particulier? Parce que les 20-35 ans tiennent des blogues, partagent de l’information à vitesse grand V, tweetent tous leurs états d’âme, sentent constamment le besoin d’être validés par leurs “amis”, sont obsédés par le paraître et sont accros aux médias sociaux. Même si leurs aspirations sont les mêmes que celles de la génération précédente — trouver l’amour, avoir des amis, être populaire, etc. —, le moindre changement dans leur vie privée fait l’objet d’un statut Facebook, ce que je trouve fascinant!» explique Marc Brunet.

Un heureux mélange de jeunes comédiens connus (Katherine Levac, Adib Alkhalidey et Marie Soleil Dion) et de nouveaux visages (Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, Florence Longpré, Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert) composent l’équipe de Like-moi. Lorsque Marc Brunet a commencé à écrire sa série humoristique, les comédiens n’avaient pas encore été choisis. «Lors des auditions, les filles ont joué le sketch de Gaby Gravel, une maquilleuse pas très talentueuse qui propose des tutoriels beauté sur le web. Depuis que j’ai vu la capsule hilarante de Florence Longpré, Gaby, c’est elle! D’ailleurs, maintenant, j’ai le visage des comédiens en tête lorsque j’écris», confie l’auteur.


Des univers variés

Like-moi s’adresse à un public sous-représenté au petit écran. «En ce moment, à la télé québécoise, il y a des séries jeunesse comme Salmigondis, Subito texto et les émissions de Vrak, explique Katherine Levac. Ensuite, on passe directement à O’ et à Mémoires vives, qui s’adressent à un public plus mûr. Les émissions pour les 20-35 ans sont plutôt rares. Lorsqu’on m’a proposé de participer à Like-moi, je me suis dit: “Une autre émission de sketches? Je joue déjà dans Le nouveau show (une série qui met en vedettes les anciens comédiens de SNL Québec, et qui sera diffusée à Télé-Québec dès le 8 janvier)!” Toutefois, les deux émissions sont totalement différentes en ce qui concerne le ton, l’humour et la présentation. Dans Like-moi, au cours d’une même journée, je peux me glisser dans la peau de Rebecca-Sophie, concurrente de la téléréalité Je choisis Jonathan, et dans celle d’une femme des années 60 qui anime l’émission en noir et blanc Profil féminin. Chaque sketch nous plonge dans un univers différent.»

Marie Soleil Dion est une autre habituée des émissions de sketches, elle qui a participé à Vrak la vie, à Et si? et à Dieu merci!. «Ce qui fait la particularité de Like-moi, ce sont les textes. Marc Brunet est brillant! Il dépeint la génération Y d’une manière fascinante, avec une touche d’humour absurde vraiment tordante. Je pense entre autres au numéro où des filles interprètent en profondeur de banals textos. Nous sommes vraiment comme ça, nous, les filles: un peu trop intenses!» avoue Marie Soleil en riant de bon cœur.


À surveiller!

«Je m’autoproclame “nouveau visage du petit écran”», annonce Guillaume Lambert en souriant. Le jeune comédien fait partie des nouveaux talents que nous découvrirons dans Like-moi. «J’incarne autant des timides maladifs qui risquent d’exploser que des psychopathes qui exercent un métier, dont un policier très, très à cheval sur les règlements. Au-delà de l’humour, chaque sketch porte un regard intéressant sur notre génération, où tout se passe sur le web et sur nos téléphones intelligents, de la recherche de l’amour à ce qu’on mange pour souper», affirme-t-il.

Un autre comique à surveiller est Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques. «Après avoir étudié au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, j’ai mené une brillante carrière de figurant pendant deux ans. Puis, je me suis inscrit à l’École nationale de l’humour. Constat? Je suis plus à l’aise dans la comédie que dans le drame. Dans Like-moi, j’exploite mon côté douchebag. Lorsque je joue sérieusement des personnages superficiels — un célibataire qui tient un blogue de “cruise” dans les bars ou un concurrent d’une téléréalité à la Occupation double —, ça fait rire les gens, bien sûr, mais ça les fait aussi réfléchir sur les travers de la génération Y et des autres générations.»