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Louise Cousineau collabore à «TV Hebdo»
Louise Cousineau et son chien Monsieur © Lawrence Arcouette

Louise Cousineau collabore à «TV Hebdo»

Julie Bosman / TV Hebdo - 2010-09-02 10:29:15

À l’occasion de son 50e anniversaire, TV Hebdo s’offre, en même temps qu’il vous offre, fidèles lecteurs et lectrices, un immense cadeau: la plume de Louise Cousineau, qui signera 50 chroniques exclusives au cours de la prochaine année. Qui pourrait mieux qu’elle faire revivre les 60 ans d’une histoire étonnante, celle du petit écran au Québec?



Louise Cousineau n’a pas, assure-t-elle, inventé le métier de chroniqueur télé à une époque où bien des journalistes considéraient ce média comme mineur et destiné aux incultes. Pas elle, qui y voyait bien plus qu’un simple divertissement.

La télé: le point de rencontre d’un peuple
«Quoi qu’en disent certains intellectuels de l’époque, qui levaient le nez sur elle, la télé a été rassembleuse. Ça me fascinait que tout le monde la regarde. Le hockey du samedi soir était un rendez-vous incontournable, tout comme Les belles histoires des pays d’en haut, qui attire encore aujourd’hui un auditoire important.»

«Ce qui est encore plus fascinant, c’est que la télé a été le point de rencontre d’un peuple. Nous nous sommes définis comme peuple notamment grâce à elle. Nous sommes devenus québécois avec la télé alors que, avant, nous étions canadiens français.»

30 ans de passion
À n’en point douter, Mme Cousineau, elle, l’a aimée (et l’aime encore) d’amour, la télé.

Elle a fait son entrée à La Presse en 1968 en écrivant pour la section «générale», et c’est elle qui a insisté auprès de son boss pour y travailler. Un choix qu’elle n’a jamais regretté. C’est avec passion et sérieux qu’elle a exercé le métier de chroniqueur télé pendant plus de 30 ans.

Une journaliste influente
Elle a fait quotidiennement le plaisir de son lectorat avec des chroniques vivantes et colorées, entre le commentaire et le reportage. Elle a aussi, pendant toutes ces années, fait trembler producteurs et diffuseurs qui la savaient capable de déterrer scoops et scandales et qui ne comprenaient que trop bien l’importance de son opinion.

Pas tant parce qu’elle était capable d’influencer les téléspectateurs, mais plutôt parce qu’elle avait l’expérience et l’instinct nécessaires pour prédire, généralement avec beaucoup de succès, ce qui allait marcher ou pas. Ce n’est pas elle qui le dit (elle est trop humble pour le faire); c’est nous qui l’avons constaté saison après saison.

Des lecteurs fidèles
Peu importe, ce n’était pas pour les producteurs et les diffuseurs qu’elle prenait plaisir à écrire. «Moi, j’écrivais pour mes lecteurs, dit-elle. Ce sont eux qui, finalement, ont aimé la manière dont je parlais de la télé. Leur fidélité m’a beaucoup étonnée. Encore aujourd’hui, il ne se passe pas une journée sans qu’on me dise qu’on s’ennuie de mes chroniques.»

À 73 ans, Mme Cousineau n’écrit plus de chroniques. Enfin, elle ne le faisait plus jusqu’à ce qu’elle accepte l’invitation de TV Hebdo. Avec son franc-parler, elle ne cache pas que plusieurs l’ont courtisée après qu’elle a pris sa retraite.

«Si j’ai accepté, c’est que j’ai toujours aimé TV Hebdo. Je n’en reviens pas que le magazine fête ses 50 ans. D’ailleurs, quand je travaillais à La Presse, j’y étais abonnée parce que j’aimais la clarté des téléhoraires, bien plus faciles à consulter que ceux de mon journal.»

De nombreux souvenirs télévisuels
Pour votre plus grand bonheur, elle accepte donc de délaisser, le temps de 50 chroniques, son chalet, l’observation des colibris et des chardonnerets, et l’éducation de son chiot, Monsieur, pour replonger dans ses nombreux souvenirs télévisuels, qu’elle racontera sous des angles inédits avec sa verve habituelle et son talent inégalé pour l’anecdote.

La première chronique de Louise Cousineau sera publiée sur notre site Web le 9 septembre.