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«Mauvais karma»: Sarah quitte Martin
Raymond Bouchard et Anick Lemay © Pierre Crépô

«Mauvais karma»: Sarah quitte Martin

Mauvais karma - mercredi 10 novembre 21 h, Radio-Canada

Steve Martin / TV Hebdo - 2010-11-05 07:26:30

Sarah a pris une décision, et non la moindre: celle de quitter Richard. Pour une femme qui semble allergique au changement et qui se contentait de sa petite routine, ce n'est pas une mince affaire.

 

«Cette rupture se préparait depuis un certain temps, explique l'auteure, Isabelle Langlois. Depuis le début de la série, il était clair que le corps de Sarah essayait de lui parler de différentes manières. Tout ça témoignait d'une insatisfaction profonde.

La fin d'un couple

«Son body disait à sa tête: «Hum! il y a quelque chose qui ne va pas», mais elle n'avait pas encore reçu le message. Au cours de cet épisode, Sarah comprend et, avant de faire de grosses bêtises, elle décide que sa relation avec Richard est terminée.»

Le pauvre homme, qui est dépassé par les événements depuis quelques semaines déjà, risque donc d'avoir une mauvaise surprise.

«Évidemment, Sarah ne veut pas lui faire de peine, souligne l'auteure. Elle ne désire plus vivre avec lui, mais elle l'aime beaucoup.

Une vie de grand-mère

«Cependant, une série de détails lui font comprendre que sa relation avec un homme qui l'accepte comme elle est - ce qui n'est pas donné à tout le monde, et surtout pas à Sarah, parce qu'elle est un peu particulière - ne la satisfait pas.

«Elle réalise qu'elle a 38 ans et qu'elle mène une vie de grand-mère. Elle a déjà posé certains gestes et, comme elle commence à avoir peur d'elle-même, elle se dit: "On va arrêter ça" avant de faire une connerie.»

Rivalité

Au poste, le sergent-détective Rajotte a maille à partir avec son collègue Ringuette, qui se montre plutôt cinglant à son égard depuis son arrivée aux homicides.

Il faut dire que le pauvre Rajotte a obtenu son poste de façon peu orthodoxe, après avoir surpris son supérieur dans une position disons... compromettante.

«Dans la police, l'escouade des homicides, c'est le top, poursuit l'auteure. Ringuette n'accepte pas la promotion de Rajotte; pour lui, c'est comme si l'escouade appartenait au père de son nouveau collègue et qu'il était entré là par effraction.

Des ennuis pour Rajotte

«Ringuette ne le croit pas compétent et pense qu'il s'est joint à l'escouade d'une manière "pas cachère". Comme il soupçonne que Rajotte a eu une relation avec Kim au cours de l'enquête, ce qui est strictement interdit, il amasse des éléments de preuve et il compte le dénoncer.»

Malheureusement, par un concours de circonstances (et à cause d'un soupçon de mauvais karma!), Kim et Rajotte ont dû faire croire qu'ils avaient couché ensemble, ce qui n'améliore en rien la situation. «Quand ils subissent leur interrogatoire, ils sont un peu dans la "schnoutte", pour parler poliment...»

La rancœur est un poison

Quant à Nathalie, qui est encore une fois trop fleur bleue pour son propre bien, elle s'inquiète de l'état de santé de sa rivale, Isabelle, en congé de maladie en raison d'un burnout.

«Comme le dit le dicton, la rancœur, c'est un poison qu'on boit en espérant que l'autre en meure, dit Isabelle Langlois. Nathalie et Isabelle ont déjà été de grandes amies. De grandes amies qui deviennent de grandes ennemies et qui se font des coups de chien, ça existe.

«Isabelle a succombé [à Jean-François] parce que sa vie ne la satisfaisait pas. Elle a connu beaucoup de revers amoureux et elle ne pouvait plus supporter que sa copine lui gazouille dans la face, alors elle l'a trahie. Il y a plus dans cette histoire qu'une simple vacherie.»

Faire la paix

C'est d'ailleurs dans l'espoir d'enterrer la hache de guerre et de comprendre ce qui s'est passé que Nathalie tente de joindre son ancienne amie. «Elle se dit: "Tant que je n'arrive pas à dépasser le stade de la colère, je ne peux pas commencer à avoir de la peine et à faire mon deuil." C'est pour cette raison qu'elle entreprend sa démarche.»

Le hic, c'est qu'Isabelle a obtenu un ordre de la cour pour empêcher Nathalie d'entrer en contact avec elle. L'initiative, même gorgée de bonnes intentions, risque donc de se retourner contre son instigatrice. «Encore une fois», conclut Isabelle Langlois.