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Nouveaux visages: Catherine Paquin Béchard
Avec Sophie Desmarais dans «Mon ex à moi». © Sébastien Raymond

Nouveaux visages: Catherine Paquin Béchard

Née pour jouer

Par Annie Hogue / TV Hebdo - 2015-07-22 15:46:19

La jeune comédienne est sur une belle lancée. Après avoir joué dans les séries Complexe G et Mon ex à moi, présentées la saison dernière, elle se joint cet automne à la distribution d’Unité 9. De beaux projets pour cette fille qui n’a jamais douté qu’elle était née pour exercer ce métier.




Catherine, qu’est-ce qui t’a amenée à choisir cette carrière?

Mes aspirations ont toujours été claires. Je ne me suis jamais posé la question: j’allais faire ce métier, et c’est tout! Enfant, j’étais la petite comique, j’organisais des spectacles, et mes parents m’ont toujours encouragée dans cette voie. Au secondaire, j’ai fait partie d’une troupe théâtrale et je suis entrée à l’école de théâtre tout de suite après. Les choses ont toujours été simples jusqu’à maintenant, et je souhaite qu’elles continuent à l’être.


Ton choix n’a donc surpris personne.

Non. En fait, c’est très drôle parce que, quand j’étais jeune, j’aimais me déguiser et inventer toutes sortes de jeux. En grandissant, je me suis rendu compte que mes amis n’avaient plus envie, eux, de jouer. Je ne comprenais pas pourquoi. Ma mère m’a expliqué qu’on pouvait en faire un métier et que mes amis voulaient probablement faire autre chose dans la vie. Depuis, je n’ai jamais arrêté de jouer et de m’amuser.


Où as-tu suivi ta formation en théâtre?

J’ai étudié pendant quatre ans au cégep de Saint-Hyacinthe et j’ai terminé il y a quatre ans. Après ma formation, je me suis installée à Montréal. Je suis une fille de la Rive-Sud, et Montréal était le choix logique. Depuis mon arrivée, je roule ma bosse. J’ai eu de petits contrats de théâtre dès ma sortie de l’école et j’ai participé à des productions avec des amis comédiens. J’ai touché à plusieurs choses, et ça continue...


Quel est le premier contrat professionnel que tu as obtenu?

C’était pour le théâtre de rue à Longueuil, dans un genre de roulotte comme celle de Paul Buissonneau à Montréal. J’ai pris part à cette production familiale en mai, tout de suite après ma sortie de l’école. Ç’a été une très belle expérience avec le Théâtre du 450.


À la télé, quel est ton premier rôle?

J’ai décroché de petits rôles dans Les Bobos, Toute la vérité et L’auberge du chien noir. Mon premier rôle important, c’est celui de Mégan dans Complexe G. Dans les autres rôles que j’ai tenus avant celui-là, je ne disais que deux ou trois mots.


Parle-moi de ton expérience dans Complexe G...

C’était une grosse affaire! J’étais entourée de grandes actrices avec qui j’avais hâte de jouer. Je gardais les yeux grand ouverts pour capter tout ce qui se passait autour de moi. Mylène Saint-Sauveur — qui incarnait l’autre Méghan — m’a aidée. Elle m’a dit dès le départ de ne pas me gêner si j’avais des questions. Elle était une très bonne partenaire de jeu, et je suis chanceuse de l’avoir eue. Nous étions une belle gang, et je peux dire que sur ce plateau, j’ai poursuivi mes apprentissages. C’était agréable aussi de tourner à Québec, ça faisait comme de petites vacances. Nous avons tourné la saison deux au printemps dernier.


À ce jour, quel rôle a été le plus marquant pour toi?

Je dirais le personnage de Marilou dans Mon ex à moi. Je me suis attachée à elle. J’ai très hâte de la retrouver. Le tournage de la deuxième saison commence à la fin de l’été.


Elle est aussi très différente de Mégan dans Complexe G...

C’est un tout autre genre d’humour. J’aime ces personnages qui me permettent de me déguiser et d’élargir mon éventail. C’est l’une des choses les plus agréables du métier.


As-tu d’autres projets?

En plus des saisons deux de Complexe G et de Mon ex à moi, je joue présentement au théâtre d’été dans la pièce En cas de pluie, aucun remboursement, la nouvelle création de Simon Boudreault. Elle est présentée à Blainville tout l’été, jusqu’au 31 août. L’action se passe dans un parc d’amusement semblable à La Ronde, et les employés se battent pour prendre la place du «King», qui va prendre sa retraite. Je campe la fille du patron qui revient après avoir passé 10 ans loin du parc. Il est question d’une joute de pouvoir entre les personnages. C’est très drôle, et je suis entourée d’une belle gang. Il y a aussi le festival Zone Homa, où je présenterai cet été une pièce que j’ai écrite.


Il y a aussi Unité 9...

Oui, la saison prochaine, je serai dans Unité 9. Je campe l’une des nouvelles IPL. À Lietteville, je suis à des milliers de kilomètres de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. C’est plus dramatique. Il s’agit d’un beau défi très excitant!


Peux-tu me parler du personnage?

Elle s’appelle Josée et elle est très proche de sa mère, qui est aussi IPL à Lietteville. On suppose que ça fait environ un an qu’elle a fini l’école. Ses parents travaillent dans le milieu alors, pour elle, c’était la voie à suivre. À l’école, elle était une bonne élève et a réussi haut la main. Sa mère et elle sont très rigides. Elles sont des femmes de terrain et n’ont pas le temps de niaiser. On se rendra aussi compte que le cordon ombilical n’est pas encore coupé. Josée, qui est timide, est très soumise à sa mère. Je ne sais pas si Josée pourrait fonctionner sans elle, même si elle est dans la vingtaine. On peut aussi dire qu’elle est un personnage assez mystérieux.


Étais-tu impressionnée de te joindre à une émission aussi populaire?

Je ne m’en rends pas totalement compte encore. Je suis une fan de la série, j’ai vu tous les épisodes depuis le début et, quand je me suis retrouvée pour la première fois entre les murs de ce qui est Lietteville, je n’y croyais pas. Ça m’a pris deux ou trois jours pour réaliser que j’étais vraiment là. Marie-Chantal Perron — qui joue ma mère — est une partenaire de jeu formidable.
Cette expérience est tellement excitante et, je l’avoue, un peu intimidante à la fois. J’essaie de rester zen. (rires)


Y a-t-il un rôle que tu rêves d’interpréter un jour?

J’adore les costumes, alors jouer dans une série d’époque, où je pourrais porter une belle robe de princesse, ou une dans série comme Nos étés, j’en serais ravie. J’ai tourné dans le film Chasse-galerie et j’aimerais retrouver cette ambiance.