Télévision / Reportages

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Nouveaux visages: Fabien Cloutier
Avec Magalie Lépine-Blondeau dans «Boomerang». © Eric Myre

Nouveaux visages: Fabien Cloutier

Je suis arrivé à la télévision par le théâtre

Par Annie Hogue / TV Hebdo - 2015-12-02 16:19:28

C’est grâce aux séries Les beaux malaises et Boomerang que plusieurs ont découvert Fabien Cloutier. Le comédien, auteur, scénariste et metteur en scène a pourtant une feuille de route impressionnante, et il travaille dans le métier depuis de nombreuses années. Il nous a parlé de son parcours.




Fabien, nous avons l’impression de vous découvrir alors que vous êtes dans ce milieu depuis de nombreuses années...

Oui. En fait, pendant plusieurs années, je me suis consacré au théâtre et à l’adaptation de mes spectacles. Mon passage à la télévision est plus récent. Je crois que mes spectacles solo ont mis de l’avant l’acteur que je suis et m’ont permis de faire le saut à la télévision.


Vous avez étudié en théâtre?

Oui. Je suis diplômé du Conservatoire de Québec depuis 2001. D’ailleurs, durant plusieurs années, j’ai fait l’aller-retour Québec-Montréal. Mais, à un moment donné, c’est devenu trop et j’ai choisi de déménager à Montréal.


J’ai lu que vous aviez enseigné le théâtre.

Oui, j’ai enseigné, en plus de faire beaucoup de projets en parascolaire, notamment à mon ancienne école secondaire. C’est quelque chose qui a occupé les sept ou huit premières années de ma carrière.


Comment s’est fait le lien avec la télévision?

Beaucoup de choses ont découlé des spectacles Scotstown et Cranbourne. Je suis associé, pour mes spectacles, à l’équipe d’Encore, et c’est elle qui produit Les beaux malaises. Le lien s’est fait comme ça. Beaucoup de gens m’ont vu sur scène, dans mes spectacles, et ça me fait une belle carte de visite. Je suis donc arrivé à la télévision par le théâtre.


Quel est le premier rôle que vous avez eu à la télé?

Ça remonte à plusieurs années... Pendant trois ou quatre ans, j’ai joué un personnage épisodique dans Watatatow, où j’ai fait une quinzaine d’apparitions au total. Je jouais Tony, le frère du petit boxeur. Mon personnage arrivait à la sauvette et repartait aussi vite.


Lequel de vos rôles a été le plus marquant?

Puisque c’est celui dont les gens parlent beaucoup, je dirais que c’est celui de Marc-André, le frère du personnage de Martin Matte dans Les beaux malaises. Mon personnage fait partie de scènes cultes de la série. Je pense notamment à l’épisode Le sexe handicapé. C’est un personnage qui a marqué les gens, et on me parle très souvent de lui. Par ailleurs, mon personnage dans Boomerang, Sylvain, est en train de faire sa place, tranquillement, pas vite...


Connaissiez-vous Martin Matte avant Les beaux malaises?

Nous nous étions croisés quelques fois chez Encore, mais c’est surtout grâce à mon rôle dans Les beaux malaises que nous avons appris à nous connaître. Depuis, nous avons développé une réelle amitié.


Le personnage de Marc-André est-il difficile à jouer?

Le défi avec ce personnage, c’est qu’il ne faut pas tenter de l’expliquer ou de le justifier. Il n’a pas de mémoire à court terme et, une fois que les choses sont dites, elles n’existent plus pour lui. Je ne voulais pas non plus tomber dans la caricature. J’ai essayé d’être le plus humain possible en restant dans les vraies émotions, pour le rendre attachant.


Verrons-nous Marc-André dans la prochaine saison?

Oui, il est là dans deux épisodes qui, je crois, vont devenir des classiques. Nous le verrons entre autres essayer de trouver un emploi. Il y aura aussi une scène dans laquelle il se retrouve à l’hôpital. Ce sont des scènes qui ont été difficiles à jouer, car on riait trop sur le plateau!


Quels sont vos autres projets?

J’en ai plusieurs à la télévision. Il y a Boomerang qui se poursuit et bientôt les gens pourront me voir dans Karl & Max, Blue Moon et Les pays d’en haut.


Pourrait-on dire un petit mot sur les personnages que vous incarnez dans ces séries?

Dans Karl & Max, je joue un enquêteur qui a bien des choses à cacher. Il travaille en tandem avec le personnage de Rachel Graton, une comédienne qui a été pour moi une belle découverte. Nous avions un très beau plateau, pour Karl & Max, et le travail de réalisation de Patrice Sauvé est très stimulant. Je dois dire aussi que j’ai eu un bel accueil de Charles Lafortune et Guy Jodoin. Dans Blue Moon, l’action se passe dans une agence de sécurité. J’interprète une espèce d’agent undercover, un homme assez sombre qui n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires. Nous sommes très loin de l’humour... Et enfin, dans Les pays d’en haut, je joue Oscar, le frère d’Alexis. Oscar travaille comme ouvrier au port, et Alexis vient se réfugier là à un moment où les choses vont mal pour lui. Oscar est un personnage qui pourrait revenir dans une prochaine saison.


Vous devez aussi donner des spectacles au cours des prochains mois?

Oui. Mon nouveau spectacle solo s’intitule Assume. On peut voir les dates au fabiencloutier.com. Il y a aussi le film Chasse-galerie, qui sortira dans quelques semaines, et je serai au Théâtre du Rideau Vert en février 2016, dans la pièce Glengarry Glen Ross. De plus, je travaille à un recueil des régionalismes, dont j’ai parlé à Plus on est de fous, plus on lit!. Il devrait paraître bientôt. Je suis bien occupé!


Qu’est-ce qui vous allume dans le choix de vos projets?

Je me considère comme très chanceux, car effectivement j’ai le choix de mes projets. Ce qu’on m’a offert jusqu’à maintenant m’a beaucoup plu, et ce qui m’allume par-dessus tout pour chacun d’eux, c’est le rôle que j’ai à défendre, l’équipe de travail et les créateurs derrière le projet.


Le comédien commence-t-il à prendre plus de place dans votre vie professionnelle?

Je veux continuer à écrire. Mais j’avais envie de jouer et de découvrir davantage le domaine de la télé. Ce qui est bien avec l’écriture, c’est qu’on peut s’y mettre dans les périodes plus creuses.


Y a-t-il des choses dans votre métier que vous n’avez pas encore eu l’occasion d’accomplir et que vous aimeriez faire un jour?

J’aimerais écrire un projet de série télé. En fait, j’ai déjà commencé, et j’aimerais le voir se réaliser.