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Nouveaux visages: Karine Gonthier-Hyndman
Karine Gonthier-Hyndman © Maude Chauvin

Nouveaux visages: Karine Gonthier-Hyndman

Une popularité grandissante

Par Annie Hogue / TV Hebdo - 2016-05-27 10:49:06

Les fans de la série Nouvelle adresse ont découvert Karine Gonthier-Hyndman grâce à son personnage d’Évelyne, qui a semé la zizanie dans le couple de Magalie et Simon. La comédienne, qui est en vedette dans la comédie Like-moi!, rêve de partager un jour l’écran ou la scène avec son oncle James Hyndman.

 


Karine, as-tu toujours voulu être comédienne?

 C’est difficile à dire. J’avais envie d’exercer ce métier depuis mon enfance mais, en grandissant, je me suis dit que je pourrais faire autre chose. Je m’intéresse au journalisme, à la photo et à l’architecture. Je ne sais pas pourquoi mais, quand on est jeune, c’est difficile de dire exactement ce qu’on veut. Un emploi comme celui d’actrice est souvent de l’ordre du fantasme mais, pour moi, c’est devenu concret.

Quel parcours as-tu suivi?

 J’ai fait du théâtre quand j’étais au cégep; c’était une activité parascolaire. Ç’a été concluant pour moi, qui étais plutôt réservée et timide. Cependant, je me trouvais peu mature comparativement à mes amis qui préparaient leurs auditions pour entrer à l’école de théâtre. J’ai quand même passé les auditions, mais je n’ai pas été acceptée. J’ai étudié en littérature comparée pendant un an, puis je suis entrée au cégep de Saint-Hyacinthe. J’avais 19 ans, et mon choix de carrière n’était pas encore définitif. J’avais un réel désir de devenir comédienne, mais je n’avais pas conscience de ce qu’était le marché du travail. Après ma sortie de l’école, j’ai pris quelques années avant de me tremper dans le métier. Je me suis mise à consommer de la culture, à aller au cinéma, au théâtre, etc. J’ai côtoyé des gens du milieu, et c’est devenu évident que je voulais exercer cette profession coûte que coûte. Il fallait que je réussisse!

Qu’as-tu fait après tes études?

J’ai voyagé et j’ai travaillé dans une école primaire, où je m’occupais des activités parascolaires. J’ai pris un agent, j’ai fait un peu de doublage et j’ai joué dans des publicités. Je gagnais bien ma vie. C’était une période agréable pour moi, qui étais revenue en ville après avoir étudié à Saint-Hyacinthe, où je m’étais ennuyée, car je suis une citadine. Pour la première fois de ma vie, je me sentais libre et je ne me posais pas trop de questions. Ç’a duré deux ou trois ans, puis est arrivé le moment où j’ai senti le besoin d’exercer mon métier. J’ai travaillé à des petits projets de théâtre et de télé à droite et à gauche, j’ai suivi d’autres cours, j’ai reçu du coaching et, de fil en aiguille, j’ai réussi à me rendre là où les choses se passent. Mon copain, Guillaume Girard, est lui aussi comédien; ma rencontre avec lui a été un tournant dans ma vie et dans ma carrière. Il était déjà établi, et j’ai pris conscience du fait que, moi aussi, je voulais me faire un nom.

Quelle a été ta première incursion dans le métier?

C’est drôle: j’ai encore l’impression que je la fais en ce moment... Jusqu’ici, je n’avais participé qu’à des projets modestes. Je dirais que tout a vraiment commencé il y a deux ans. J’ai alors rencontré des gens importants du milieu et j’ai joué dans la pièce Tranche-cul. Je sentais que je me déployais. Puis, il y a eu PIG, au théâtre Prospero, dans la petite salle. Nous avons reçu des bonnes critiques. Récemment, j’ai joué dans la pièce Queue cerise, qui a bien fonctionné. Grâce à tout ça, j’ai obtenu plusieurs nouveaux rôles en même temps, comme celui que je tiens dans Like-moi!.

Tu as aussi joué dans la série Nouvelle adresse, l’automne dernier...

 Oui. Tout a commencé il y a un an, quand j’ai passé une audition. Elle n’était pas facile, mais ç’a cliqué entre Rafaël Ouellet (le réalisateur) et moi. Dans Nouvelle adresse, je jouais avec Monia Chokri et Pierre-Yves Cardinal. Nous nous sommes bien entendus. Rafaël est un bon réalisateur. Il aime les acteurs, et je me suis sentie enveloppée. C’était ma première expérience sur un gros plateau. Les gens pensent que c’est facile, mais il y a beaucoup de détails techniques. J’étais en période d’apprentissage, alors ce n’était pas reposant! (rires)

Parle-moi de l’expérience Like-moi!...

 J’ai obtenu mon rôle dans cette série quelques semaines après avoir décroché celui dans Nouvelle adresse. Ç’a été une grosse année, puisque j’ai aussi joué dans trois pièces de théâtre. Les choses ont déboulé. Comme le tournage de Like-moi! dure de 25 à 30 jours, les gens qui m’entourent sont devenus ma famille. Je réussis à me détendre et à avoir du plaisir. Être là au début d’une production est différent d’arriver sur le plateau d’une série déjà en cours. Le reste de l’équipe et moi sentons que nous bâtissons quelque chose ensemble. Marc Brunet (l’auteur et concepteur de Like-moi!) est très exigeant, mais c’est un très bon pédagogue et un très bon «baromètre»: nous pouvons être sûrs que ce qu’il ne trouve pas drôle ne fonctionnera pas. Nous avons une équipe de rêve et nous prenons le temps de bien faire les choses.

Quels sont tes projets?
J’ai un rôle dans la nouvelle série Les Simone, celui d’une femme très différente de moi à qui il arrive des situations abracadabrantes.

Les gens te reconnaissent-ils dans la rue?

 De plus en plus. Je commence à sentir que beaucoup de regards se posent sur moi, et certaines personnes veulent prendre des selfies avec moi, un peu comme si on se connaissait. Dans les bars, lorsque les gens ont un verre dans le nez, ils osent davantage venir me parler et ils me disent qu’ils aiment Like-moi!.

Y a-t-il un type de rôle que tu aimerais qu’on te confie?

 Je voudrais jouer dans une comédie noire. J’ai du plaisir à camper des personnages anxieux et névrosés, tant dans les drames que dans les comédies. Je pense à des films comme ceux de Woody Allen. Par ailleurs, j’aimerais vraiment jouer avec mon oncle James Hyndman — nous en parlons souvent — et avec mon chum, Guillaume Girard.