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Nouveaux visages: Olivia Palacci
Olivia Palacci © Sébastien René

Nouveaux visages: Olivia Palacci

Du talent à revendre

Par Annie Hogue / TV Hebdo - 2015-10-08 11:18:33

C’est grâce à la série Mensonges que plusieurs ont découvert le talent et le charme d’Olivia Palacci. Cette saison, on peut voir la comédienne et metteure en scène, qui a suivi des formations au Québec et en France, dans Mensonges, O’ et la série jeunesse Les Hipaloulas.

 

Olivia, comment en es-tu venue à être comédienne?

J’ai fait du théâtre en cinquième secondaire, et j’ai aimé ça. Puis, au cégep, je me suis inscrite dans la troupe de théâtre, et le metteur en scène m’a conseillé de passer des auditions pour les écoles de théâtre. À ce moment-là, je ne savais même pas qu’il existait des écoles de théâtre et qu’on pouvait apprendre ce métier! Je l’ai écouté et j’ai passé les auditions.


As-tu été acceptée du premier coup?

Oui. Je suis entrée au Con­servatoire d’art dramatique de Montréal. Je suis chanceuse, car ce n’est pas tout le monde qui est choisi, et je n’avais pas fait de demandes ailleurs. Je n’avais fait aucune demande dans les universités. J’aurais pu me planter et me retrouver devant rien!


As-tu commencé à travailler tout de suite après?

Non. Après trois ans au Conservatoire à Montréal, j’ai décidé de partir en France. Je voulais aller au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, et j’ai aussi envoyé une demande pour faire le programme de mise en scène au Conservatoire de Québec. J’ai été acceptée aux deux endroits. J’ai appelé à Québec pour leur dire que j’avais réussi à entrer à Paris, et ils m’ont dit d’y aller et de les contacter à mon retour si j’étais toujours intéressée par le programme, qu’ils me permettraient d’entrer sans repasser par le processus d’auditions. C’était fou, à Paris! J’ai adoré mon séjour là-bas! Ensuite, j’ai étudié la mise en scène à Québec. Depuis, j’ai la chance de ne pas avoir arrêté de travailler. J’ai fait plusieurs petites choses, au théâtre et surtout à la télé.


Tu as un léger accent. Te vient-il de ton séjour à Paris?

Non. Je suis née en Belgique et j’ai passé quelques années là-bas. Mon accent ne part pas! (rires) Les gens s’en rendent compte, mais ils ont de la difficulté à deviner d’où il vient. Souvent, on croit que j’ai grandi dans une autre région du Canada.


Quel est le premier rôle que tu as obtenu en sortant de l’école?

C’était au Théâtre de Quat’Sous, dans la pièce Survivre, d’Olivier Kemeid. C’était une très belle expérience, et on nous demandait souvent d’improviser. Dans la pièce, il y avait entre autres André Robitaille, Anne Casabonne et Sylvie Drapeau. Nous étions six comédiens en tout, et moi j’étais la p’tite jeune du groupe, qui se retrouvait avec des gens connus.


Quel a été ton premier rôle à la télé?

Il y a deux choses qui sont arrivées en même temps: Mensonges et Les Hipaloulas, une série pour enfants. C’est drôle, parce que je passe très peu d’auditions, peut-être une ou deux par année. Les deux sont arrivées en même temps, et j’ai eu les deux rôles.


Parle-moi de ton personnage de Cindy dans Mensonges...

Ce personnage a été créé sur le plateau. Lors de l’audition, il s’agissait d’un troisième rôle. Le personnage ne parlait à peu près pas, mais on le voyait souvent, parce qu’il y a beaucoup de vitre entre les bureaux. On cherchait donc un personnage qui irait bien avec le reste de l’équipe. Il y a eu un coup de foudre du réalisateur. Il m’a demandé d’improviser à quelques reprises, après les scènes ou entre deux prises.

La première fois, je crois que je devais simplement mâcher de la gomme. Je l’ai fait, et c’était assez drôle. À partir de ce moment-là, il m’a souvent demandé de nouvelles impros. Il me testait pour voir si j’étais capable de répondre aux commandes. C’est très drôle, parce que j’avais si peu de choses à dire qu’il s’adressait à moi en anglais, car il pensait que j’étais anglophone. Puis, il y a eu une ligne avec Éric Bruneau et une scène où je devais apporter du café aux autres personnages. Tous les jours, on ajoutait un petit quelque chose.

À un moment donné, la productrice est venue sur le plateau et le réalisateur m’a demandé d’improviser devant elle. Elle a dû aimer ça, puisqu’elle a parlé à l’auteur, et mon personnage a pris de l’importance. Cindy parle quand même assez peu et demeure une femme qui s’entoure d’un certain mystère.


Quel est le rôle qui t’a le plus marquée à ce jour?

À la télé, c’est celui dans Mensonges. J’apprends tout le côté technique des tournages, les mouvements de caméra... Je suis une fille très instinctive, mais je veux bien faire et j’essaie de me rappeler tous ces détails techniques. Ce qui est intéressant aussi dans ce rôle, c’est qu’il n’a rien à voir avec ce qu’on me donnait à jouer à l’école. La secrétaire sexy, croqueuse d’hommes, ce n’est pas le genre de rôle auquel on m’associe habituellement. D’ailleurs, quand je me suis présentée en audition, j’ai cru que je m’étais trompée. La plupart des filles autour de moi avaient l’air de mannequins. Mais on m’a dit que je ne me trompais pas et qu’on voulait essayer quelque chose de différent. Finalement, j’ai eu le rôle, et j’aime penser qu’un rôle n’a pas un casting précis. Tout le monde peut être beau à sa façon.


Quels sont tes projets en ce moment?

Il y a le téléroman O’, dans lequel je joue une femme assez louche, croche. Il y a aussi les tournages de la troisième saison des Hipaloulas et ceux de la troisième saison de Mensonges. Et il y a des projets au théâtre, mais on ne peut pas en parler pour le moment.


Que pourrait-on dire sur Cindy, dans Mensonges, sans dévoiler les intrigues de la troisième saison?

Le personnage occupera un autre poste au travail. Elle poursuit ses aventures amoureuses et demeure toujours aussi excessive pour ce qui est du sexe, de la bouffe et de la vengeance.


Qu’aimes-tu faire dans tes temps libres, entre les tournages ou tes autres projets?

Je joue au basket et au tennis, et une amie veut que je me mette à la balle-molle. J’aime aussi la musique. Je chante et je joue du piano et de la guitare.