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Prouesses naturelles | C'est pas bête!
Photo : Explora

Prouesses naturelles | C'est pas bête!

Du lundi 15 avril au mercredi 17 avril à 19 h, Explora

Par Alexe-Sandra Daigneault/TV hebdo - 2019-04-08 22:15:49

On dit que l’homme est le plus intelligent des animaux, mais on change vite d’idée lorsqu’on voit ce dont sont capables les insectes, mammifères et oiseaux du documentaire Prouesses naturelles. Parce qu’après tout, survivre demande de la créativité!

 

Depuis la montagne jusqu’au désert, en passant par la forêt, la plaine et la jungle, on trouve des animaux qui réalisent des exploits remarquables afin de prospérer. C’est à ces bêtes qu’on s’intéresse dans Prouesses naturelles, un documentaire de Susanne Lumer dont les trois épisodes se penchent respectivement sur les techniques de survie, de séduction et de camouflage de ces animaux. 

Les prédateurs seront confondus

Pour échapper aux nombreux prédateurs qui souhaiteraient les croquer, bien des animaux sauvages ont développé des techniques de survie originales. Les martinets à tête grise, par exemple, ont appris à voler à travers les immenses chutes Iguazú afin de construire leur nid derrière un mur d’eau, empêchant les prédateurs de les suivre. De leur côté, les fourmis légionnaires font fuir leurs ennemis de la forêt brésilienne en dévorant tout ce qui se trouve sur leur passage, alors que les autruches du désert de Namibie n’hésitent pas à sacrifier l’un des œufs de la troupe afin d’éloigner les chacals. 

Certains animaux préfèrent tout de même éviter les problèmes en rejoignant la sécurité de leurs propres abris, comme le castor, dont la tanière souterraine est également le repaire d’un animal ingénieux: le rat musqué. Grand profiteur, le rat musqué attend que le castor quitte sa demeure pour se glisser dans son abri et se servir dans les réserves de nourriture de son hôte. En échange, il participe activement à l’entretien de la tanière et se sauve dès que le castor revient chez lui, ce qui en fait tout de même un colocataire tolérable. 

Fins gourmets

La nourriture est évidemment un point important pour les animaux, dont la gourmandise donne naissance à des capacités étonnantes. Dans les montagnes arides du Brésil, les capucins ont notamment appris à manipuler de grosses pierres afin de briser les noix de palme dont ils se délectent, alors que dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud, les fourmis champignonnistes ont développé une forme d’agriculture pour avoir accès à une réserve infinie de mycélium fongique. Dans la rivière du Pantanal, les poissons Piraputanga ont même compris qu’il suffisait de suivre les capucins d’arbre en arbre pour profiter de tous les délices qu’ils laissent tomber, ce qui leur évite d’avoir à travailler!

D’autres font preuve d’autant de débrouillardise que de courage en explorant les villes à la recherche de nourriture, comme le rat, dont l’intelligence exceptionnelle lui a permis d’échapper à toutes les tentatives d’extermination. Encore plus curieux, le perroquet nestor kéa visite quant à lui les villages avoisinant les Alpes de Nouvelle-Zélande, où il s’amuse à ouvrir les poubelles, les contenants de nourriture et tout ce qui lui semble attirant. Une étude scientifique a d’ailleurs démontré que cet oiseau est en mesure de résoudre un casse-tête de quatre manières différentes, ce qui remet en question l’expression «cervelle d’oiseau»!  

Tout simplement jaloux

Les espèces qui font preuve des capacités les plus exceptionnelles sont aussi copiées par bien des envieux. On n’a qu’à penser au vol stationnaire unique du colibri, maladroitement imité par bien des espèces d’oiseaux, ou aux propriétés étonnantes de la toile d’araignée, dont l’homme tente de percer les secrets depuis des décennies. En fait, certains sont si jaloux qu’ils finissent carrément par changer de camp, comme ce cercopithèque qui a quitté sa famille pour rejoindre une bande de singes colobes du Rwanda… avant de devenir leur chef!

On comprend tout à fait cette convoitise lorsqu’on réalise à quel point les vedettes de Prouesses animales savent se montrer curieuses, inventives, courageuses et rusées. Contrairement à elles, on aurait en effet du mal à trouver de l’eau en plein désert, à abattre un oiseau en vol ou à faire fuir un grand prédateur… ce qui nous laisse croire que les plus intelligents ne sont peut-être pas ceux qu’on pense!