Télévision / Reportages

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Rencontre avec Guy Mongrain
Sur le plateau en 2004. © Archives TVA Publications

Rencontre avec Guy Mongrain

«Nous avons beaucoup de plaisir»

Par Annie Hogue / TV Hebdo - 2017-08-30 15:18:35

Au petit écran, il a été à la barre de Charivari, de Fort Boyard, de Salut bonjour... Toutefois, Guy Mongrain a fait ses débuts à la radio. Alors que La poule aux œufs d’or, le jeu qu’il anime depuis un quart de siècle, célèbre ses 25 ans, l’animateur revient sur ses premières années de carrière et nous parle de l’émission.



Monsieur Mongrain, comment avez-vous fait vos débuts dans ce métier?

C’est arrivé par pur hasard. En 1977, j’ai eu envie de faire de la radio, car j’en avais fait au cégep de Saint-Laurent et j’avais aimé l’expérience. J’étudiais alors à l’université, en relations publiques, et je ne me destinais pas à devenir animateur. Toutefois, après avoir suivi quelques cours, j’ai obtenu un emploi à CKLM, à Laval. Je pensais pratiquer ce métier pendant trois à cinq ans environ, puis peut-être retourner aux études, mais la grande station CKAC m’a engagé. Quant à mes débuts au petit écran, je travaillais à la télé communautaire quand TVA m’a proposé de me joindre à son équipe des sports. J’étais content, mais je ne voulais pas m’occuper seulement de sports; j’avais envie d’être animateur. J’ai présenté quelques chroniques, puis on m’a proposé d’animer Salut bonjour, Fort Boyard et La poule aux œufs d’or. Je suis à la barre de cette dernière émission depuis bientôt 25 ans.


Y a-t-il eu un tournant dans votre carrière?

Il y en a eu deux. Sur le plan de la popularité, c’est Charivari — nous avions tous les soirs plus d’un million de téléspectateurs —, et sur celui de mes aspirations, c’est Salut bonjour. J’ai toujours aimé travailler le matin, je suis un morning man, et devenir l’animateur de Salut bonjour a été pour moi l’accomplissement d’un rêve.


Duquel de vos projets les gens vous parlent-ils le plus?

C’est de La poule aux œufs d’or. Ils me disent: «L’œuf ou l’enveloppe?» Cependant, on me parle encore beaucoup de Salut bonjour. Certaines personnes me disent qu’elles me regardaient quand elles étaient à la petite école ou au cégep. Ça ne me rajeunit pas! (rires)


Comment vous êtes-vous retrouvé à la barre de La poule aux œufs d’or?

Autrefois, ce jeu était animé par Roger Baulu, et il y avait de vraies poules sur le plateau. Plus tard, quand les patrons de Loto-Québec ont voulu en faire une nouvelle adaptation, ils ont pensé à moi, puisque j’étais déjà associé avec eux. Je faisais notamment le circuit Mini Loto et les tirages de fin de soirée. Je pensais que ça durerait trois ou quatre ans — six ou sept, si j’étais chanceux —, mais cette année, on fête les 25 ans de La poule!


Qu’est-ce que ce 25e anniversaire représente pour vous?

C’est un chiffre intéressant. Afin de souligner l’événement, nous avons remodelé le décor et — un peu — la formule. Le jeu reste le même, mais la façon de jouer est un peu différente. Nous venons de tourner une émission pilote, et j’ai très hâte de présenter les changements au public. Indépendamment du jeu, mon travail, outre l’animation, c’est de dorloter les participants, de les entourer et d’animer la foule. Je dis parfois à la blague que je suis comme un iceberg: les folies que vous me voyez faire à l’écran ne représentent que 10 % de celles que je fais dans le studio. On s’amuse beaucoup, et c’est une belle émission, puisque tout le monde en sort gagnant!


Vous êtes entouré d’une belle équipe. Y a-t-il des gens qui, comme vous, sont là depuis le début?

J’ai plusieurs bons vieux chums qui sont partis à la retraite, mais il reste quelques personnes qui sont là depuis longtemps. Notre trio à l’animation est assez stable: Claudia est là depuis 2007, et Julie, depuis 2008. Nous avons un beau plateau et nous avons beaucoup de plaisir.


En 25 ans, il a dû se passer bien des choses à La poule aux œufs d’or. Avez-vous quelques anecdotes à nous raconter?

Une à laquelle je pense toujours — et que les gens n’ont pas vue à la télé — est la fois où un monsieur a perdu son pantalon! (rires) Par ailleurs, un homme m’a déjà soulevé dans les airs; on voit parfois cette scène dans les bloopers de TVA. Il y a aussi des histoires émouvantes. Nous avons reçu près de 8000 participants, dont les gains totalisent 237 millions de dollars! Nous donnons environ 10 millions par saison. Je souhaite continuer à profiter de ce bonheur.


Avez-vous d’autres projets?

L’enregistrement de La poule m’occupe une demi-journée par semaine. Le reste du temps, je vis ma vie; je m’occupe de mes petites-filles et je prends soin de moi.


À quoi aimez-vous occuper vos temps libres?

Je suis un promeneur redoutable! (rires) Je fais aussi beaucoup de sport: du hockey le lundi, du ski le mardi, La poule aux œufs d’or le mercredi, puis encore du ski et du hockey. Les sixième et septième jours, il se reposa... (rires)