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Rencontre avec Tobias Menzies de «Outlander: le chardon et le tartan»
© Getty Images

Rencontre avec Tobias Menzies de «Outlander: le chardon et le tartan»

L'ombre et la lumière

Par Christine Fortier/TV Hebdo - 2017-02-06 12:41:43

Depuis le début d’Outlander: Le chardon et le tartan, vous aurez peut-être remarqué la présence de Tobias Menzies dans de nombreux films et séries. L’acteur britannique ne doit cependant pas son succès à cette émission adaptée des romans de Diana Gabaldon. N’empêche qu’en lui confiant le rôle de Frank Randall et de son cruel ancêtre, Jonathan «Black Jack» Randall, on lui a permis de se faire connaître et reconnaître par un plus large public.

Tobias, depuis 2013, vous êtes plus occupé que jamais, avec plusieurs rôles à la télévision (dont Le trône de fer, Une femme honorable, Outlander: Le chardon et le tartan, The Night Manager), au cinéma (Una et Underworld: Blood Wars, entre autres) et au théâtre à Londres. Est-ce difficile de combiner tout ça?

C’est un beau problème à avoir. En tant qu’acteur, il faut prendre le travail quand il se présente. Cela dit, combiner tous ces rôles a été pour moi un défi stimulant plutôt qu’un problème. Il fallait surtout que je ne mélange pas mes répliques et que je les livre aux bons moments!

Avons-nous raison de dire que les rôles de Frank et de Jonathan dans Outlander sont les plus déterminants pour vous jusqu’à aujourd’hui?

Selon moi, tout dépend du médium dont on parle, car j’ai fait beaucoup de théâtre en Angleterre. En ce qui concerne la télévision, la série Rome (2005-2007) a également été un moment décisif pour moi à l’époque. J’espère d’ailleurs qu’il y en aura encore plusieurs autres. La série Outlander est plus populaire en Amérique du Nord qu’en Europe ou en Grande-Bretagne. C’est peut-être pour cela que les rôles de Frank et de Black Jack vous semblent plus importants.

Beaucoup d’acteurs préfèrent interpréter des méchants. Est-ce votre cas?

En fait, c’est parce que les méchants disent et font souvent les choses que les gens ont peur de dire ou de faire. C’est intéressant sur le plan dramatique, et c’est pour ça que les acteurs sont attirés par ce genre de rôles.

Dans Outlander, vous avez l’occasion d’interpréter un gentil et un méchant avec les personnages de Frank et de Black Jack. Est-ce ce qui vous a attiré vers ces rôles?

Pour être honnête, je n’approche pas les rôles en termes de bon ou de méchant. Je m’intéresse plutôt aux contrastes à l’intérieur de chaque personnage. Si on pense à Black Jack, il y a une part de lui qui est de toute évidence très sombre, mais c’est aussi quelqu’un de très loyal. Pour sa part, Frank est une personne plus agréable en surface, mais si on creuse un peu, on trouve des zones d’ombres ou plus obscures. J’essaie d’insuffler des contradictions dans les émotions de mes personnages, car à mon sens, c’est ainsi que les gens sont. De la même façon que les événements de la vie ne sont pas tous noirs ou blancs, les gens ne sont pas juste bons ou méchants, ils sont un mélange de choses.

Avez-vous lu les romans de Diana Gabaldon pour vous préparer à incarner vos personnages dans la série?

J’ai seulement lu le premier roman de la série avant le tournage de la première saison.

Lors du tournage de cette première saison, aviez-vous peur de décevoir les admirateurs de la saga?

Pas vraiment. Je crois que lorsqu’on adapte un roman en série pour la télévision, il faut parfois faire quelques changements. L’adaptation doit être guidée par le livre sans en être l’esclave. Il faut prendre l’essence de ce qui se trouve dans le livre et l’adapter au médium dans le but de servir l’intrigue.

Avez-vous été surpris de savoir que Black Jack avait survécu à son face-à-face avec les taureaux à la fin de la saison?

Non, parce que j’avais lu le premier roman! (rires)

À quoi peut-on s’attendre de la part de Frank et de Black Jack durant le reste de la deuxième saison?

Frank est seulement présent dans le premier épisode. Black Jack, de son côté, est beaucoup moins présent dans la deuxième saison. Par conséquent, j’ai trouvé le tournage moins stressant.

• Le film Una, réalisé par Benedict Andrews, sera présenté au Festival du film de Toronto, qui aura lieu du 8 au 18 septembre 2017.

Underworld: Blood Wars sera en salle le 21 octobre 2017.

• La série Outlander: le chardon et le tartan est présentée à radio-canada, le samedi à 20 h.