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Secret de plateau: «Le grand jeu des animaux»
Saviez-vous qu’un perroquet peut vivre 75 ans? De là l’importance d’y penser à deux fois avant de se laisser tenter par ses couleurs vives. © Paul Ducharme

Secret de plateau: «Le grand jeu des animaux»

Apprendre en s'amusant

Marie-Hélène Goulet / TV Hebdo - 2013-12-03 16:11:14

Depuis septembre, les couloirs de Télé-Québec sont envahis par des invités grouillants et remuants, qui croassent, meuglent ou font d’autres bruits en attendant leur heure de gloire. Pierre Hébert est le directeur de ce zoo éducatif, qui fait le bonheur des jeunes téléspectateurs. 






Lorsqu’il a auditionné, l’été dernier, pour obtenir le poste d’animateur du Grand jeu des animaux, Pierre Hébert a eu le coup de foudre pour ce quiz. «J’ai hésité à passer l’audition.

Ma plus grande peur était que l’émission soit quétaine, mais elle ne l’est absolument pas! affirme-t-il. Elle fait appel à la curiosité naturelle que tout le monde éprouve pour les animaux. Quand je suis sorti du studio après avoir caressé des crocodiles, j’ai su que je voulais l’animer.»


Une mémoire... d’éléphant

Lui-même propriétaire d’un shih tzu prénommé Pistache, Pierre Hébert aime les bêtes, mais il est loin d’être un expert en la matière. «Ma force, en tant qu’animateur, est d’être comme monsieur et madame Tout-le-Monde.

J’ai à peu près les mêmes connaissances qu’eux sur les animaux et les mêmes préjugés à leur égard. J’apprends donc autant que les participants. D’ailleurs, je fais souvent part de mes découvertes aux membres de mon entourage, qui en ont assez de m’entendre», dit-il en riant.

Pierre se doit de connaître à fond les caractéristiques des animaux qui se trouvent dans le studio. «Retenir tout ça sans me tromper est mon plus grand défi», confie-t-il. Heureusement, l’animateur est inspiré par l’énergie qui se dégage des jeunes concurrents, qui jouent au quiz avec un parent.

«Plusieurs d’entre eux en savent bien plus que moi sur les animaux, souligne-t-il. On critique souvent nos jeunes, mais ceux qui participent à l’émission sont allumés et ont un bel esprit sportif!»


Attention au lion!

Un autre défi de Pierre est de composer avec les humeurs de ses invités poilus, ailés ou autres. «Nous ne pouvons pas obliger les animaux à se comporter adéquatement dans le studio s’ils n’en ont pas envie, affirme-t-il. Nous faisons donc tout ce qu’il faut pour qu’ils soient bien, et nous déterminons les horaires de tournage selon leurs besoins.»

Il est impressionnant de voir l’harmonie qui règne dans la ménagerie pendant que chaque animal attend son tour. Lorsqu’il est impossible de transporter une bête au centre-ville de Montréal, Pierre part à sa rencontre, et ces moments sont présentés dans la partie de l’émission intitulée Pierre en liberté.

C’est au cours de l’enregistrement de l’une de ces capsules, dans le quartier des félins du Parc Safari, que Pierre a eu la peur de sa vie. «Je regardais un lion en cage qui était à environ 30 cm de moi, et il a rugi. Je n’ai jamais reculé aussi vite de ma vie! Chaque cellule de mon corps a compris que je ne gagnerais pas.»


On applaudit, mais pas trop!

L’animateur de foule Maxime Charbonneau a beaucoup à faire au cours du tournage. En plus de garder alerte une foule de jeunes durant cinq heures — le jour de notre visite, on enregistrait trois épisodes en rafale —, il doit porter une attention particulière aux bêtes qui sont dans le studio.

«Je suis en constante communication avec les accompagnateurs, qui m’informent du niveau de stress de leur animal», explique-t-il. Ici, Maxime et ses jeunes spectateurs testaient l’effet de légers applaudissements sur les nerfs de l’ânesse Angélique, qui était clairement apeurée. Devant son trouble, on a rapidement donné la consigne du silence.


Victor «l’insecteur»

Installé entre un perroquet flam­boyant et deux superbes vaches Highland, Victor Vermette attire peu l’attention dans les coulisses. Assis calmement, un plat de plastique sur les genoux, cet entomologiste passionné trimballe pourtant avec lui des êtres qui provoquent de fortes réactions: des scorpions.

Victor est un vulgarisateur qui visite des centaines de classes par année pour enseigner aux jeunes plein de choses sur les arthropodes (dont font partie les insectes, les araignées, les scorpions, etc.). Souvent invité à la télévision en tant qu’expert, il sait que ce n’est pas de ses bibittes qu’il doit se méfier au cours d’un tournage, mais des gens qui veulent les manipuler.

«Il arrive qu’une personne panique et secoue la main dans laquelle il tient un insecte ou autre, lançant celui-ci dans les airs, explique-t-il. Au fil du temps, j’ai appris à reconnaître les gens qui ont ce genre de comportement. Je leur tiens donc fermement la main jusqu’à ce qu’ils se calment.»

Ce sont des scorpions empereurs, «les plus gros et les moins dangereux de leur espèce», que Victor a apportés sur le plateau. Son invitation au jeu lui permet d’acquérir plus d’expérience à l’écran, lui qui rêve du jour où «Victor l’insecteur» aura sa place à l’antenne. «Mon but est d’avoir ma propre émission sur les insectes. J’ai animé quelques pilotes, et j’aimerais commencer dans le créneau jeunesse avant de m’attaquer à celui des adultes», confie-t-il.


LE GRAND JEU DES ANIMAUX EST DIFFUSÉ LE VENDREDI À 19 H, À TQC.