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Stéphan Bureau reçoit André Sauvé aux Grandes entrevues
Stéphan Bureau et André Sauvé © Artv

Stéphan Bureau reçoit André Sauvé aux Grandes entrevues

Les grandes entrevues — vendredi 22 h 30, Artv

Alexe-Sandra Daigneault / TV Hebdo - 2010-08-27 15:39:27

L’humoriste André Sauvé rejoint Stéphan Bureau sur la scène du studio Juste pour rire. Au cours d’une entrevue hors du commun, il évoque ses jeunes années, sa carrière, et bien plus encore.





Un invité nerveux
C’est avec une grande nervosité qu’André Sauvé monte sur la scène du studio Juste pour rire. Laissé à lui-même, sans texte, l’humoriste ne sait pas ce qui s’en vient et ça l’inquiète. Mais il cultive aussi une certaine part d’inconscience qui lui permet de dire: «Tant pis!», et de plonger tête première dans l’inconnu qui l’attend. C’est dans cet esprit qu’il répond aux questions de l’animateur, et qu’il raconte le parcours qui l’a mené à la célébrité.

Les souvenirs d’un humoriste
On en apprend donc un peu plus sur l’enfance d’André, qui ressemble toujours beaucoup au gamin qu’il a été: un boute-en-train angoissé! Le petit garçon qui rêve d’une mission céleste et porte aux nues le Moïse des Dix Commandements, son film favori, grandit avec des envies de découvrir le monde. À 18 ans, il part 10 mois à l’étranger afin de se ressourcer. De retour au Québec, il ne sait toujours pas que faire de sa vie et passe beaucoup de temps à réfléchir sur lui-même, sur la direction à prendre.

La dépression
Malgré le rythme effréné de son verbe et de sa pensée, André Sauvé révèle une profondeur d’esprit peu commune. C’est que l’artiste a vécu la dépression et a dû toucher le fond du baril pour pouvoir en sortir. Effrayé par l’infinité des possibilités, il cherche toutefois à être surpris, déstabilisé, puisque tout changement ouvre l’esprit. Il a appris malgré lui qu’on a tous peur de la liberté plus que de la prison, et il a décidé qu’il irait de l’avant.

De multiples thérapies
De thérapie en thérapie, il tente de se découvrir: expérimentant la hutte de sudation amérindienne, la marche sur les tisons ardents, la thérapie freudienne, le cri primal et la retraite méditative, il a la déception d’apprendre qu’il ne pourra jamais être autre chose que lui-même... ce dont on lui est reconnaissant.

Un touche-à-tout
Une vie de réflexion ne lui suffisant pas, André Sauvé a bien dû remplir son temps avec quelque chose. Il devient peintre en bâtiment (lui qui est daltonien!), pratique pour le plaisir le bharata natyam, une danse classique indienne, et tâte du mime et de l’interprétation théâtrale. Il anime aussi, en compagnie d’amis, une émission de radio à CISM.

Enfin le succès
C’est à cette époque que David Portelance, avec qui André chatouille le micro, l’inscrit malgré lui au festival Tremplin. Dès lors, tout démarre en trombe. Il gagne le concours, présente ses numéros au public et remporte, en 2008, l’Olivier de la Découverte de l’année. L’année suivante, il repart avec deux statuettes, celles du Spectacle de l’année et de la Mise en scène de l’année. Pour quelqu’un qui n’avait jamais considéré une carrière d’humoriste... on dirait bien qu’il a trouvé sa voie!

Quelques témoignages
Pierre Bernard, Pierre Légaré et Judi Richards figurent parmi les surprises que Stéphan Bureau réserve à son invité. Tous trois commentent et encensent le travail et la personnalité d’André. De plus, on a droit à des questionnaires amusants et à un exercice d’associations de pensées qui vous en révèle un peu plus sur le processus mental complexe qui anime André Sauvé, à mi-chemin entre la folie et la grande intelligence. Comme le dirait l’énergumène frisé: le génie nage dans la même piscine où le fou se noie!