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«Testé sur des humains»: Du sang neuf
Jean-Michel Anctil © TVA

«Testé sur des humains»: Du sang neuf

Lundi 24 mars 21 h, TVA

Par Marie-Hélène Goulet / TV Hebdo - 2014-03-24 11:05:15

Avec Jean-Michel Anctil à la barre de l’émission, un vent nouveau souffle sur la cinquième saison de Testé sur des humains. L’animateur recrue promet de faire rapidement ses classes en se transformant en cobaye plus souvent qu’à son tour!?

 

 

Jean-Michel, as-tu hésité quand TVA t’a proposé d’animer l’émission?
Oui. Toutefois, je suis un joueur de tours et, après avoir réfléchi, je me suis rendu compte que l’émission reflète tout ce que j’aime.

Est-ce stressant de remplacer André Robitaille, qui a fait du bon boulot à l’animation?
Oui, d’autant plus que nous sommes de grands amis. Je lui ai donc annoncé que j’étais le nouvel animateur dès que je l’ai su. Comme il a lancé l’émission, j’ai l’intention d’y faire attention. C’est un peu comme si un ami me prêtait son auto: j’essaierai de la «pimper» sans l’égratigner.

Quelle touche personnelle souhaites-tu donner à Testé sur des humains?
Comme je suis humoriste, j’intégrerai deux minutes de
stand-up au début de l’émission afin de présenter les thèmes abordés chaque semaine. Je souhaite aussi avoir une plus grande interaction avec le public et participer à plusieurs tests. D’ailleurs, je l’ai déjà fait, et certains m’ont mis très mal à l’aise! (rires)

Peux-tu nous en décrire quelques-uns?
Quand j’ai suggéré aux producteurs de participer à des tests, je pensais que j’irais dans des écoles pour poser des questions aux enfants, par exemple. J’aurais dû mieux comprendre la phrase «... et effectuer toutes autres tâches connexes» dans mon contrat! (rires) L’équipe s’amuse à me confier des missions très embarrassantes. Je me suis rendu à un comptoir de don de vêtements où, après m’être déshabillé devant la caissière — je n’ai gardé que mes boxers et mes bottes —, je lui ai donné tout ce que je portais. Je me suis costumé comme Olivia Newton-John et, un ghetto blaster sur l’épaule, j’ai fait danser les clients d’une épicerie. Je me suis maquillé dans une pharmacie et j’ai chanté du France D’Amour dans un bingo! Ces tours me forcent à sortir de ma zone de confort. Je déteste l’idée de les jouer, mais j’en ris par la suite. Les techniciens qui manient les caméras cachées, eux, ont bien du plaisir!

Une autre nouvelle venue, Mélanie Maynard, se joint à l’équipe. Quelles sont ses forces?
Elle a une grande énergie et de la répartie. J’ai d’ailleurs fait un peu d’improvisation avec elle, il y a quelques années. Je connais moins Pierre-Yves Lord, mais j’ai hâte qu’une complicité naisse entre nous trois.

Quels tests de cette cinquième saison te font particulièrement rire?
Ça m’amuse beaucoup de savoir que Pierre-François Legendre est allé vérifier si les taureaux sont réellement excités par le rouge. Ma visite à des enfants de première année m’a aussi bien fait rigoler. J’ai testé leur résistance aux secrets, leur curiosité et leur esprit de partage. Au cours du premier test, un technicien leur a dit qu’il avait volé ma montre, l’a cachée devant eux et leur a demandé de ne rien me dire. Après, j’ai pris chaque enfant à part pour essayer de leur faire vendre la mèche. Alors qu’un petit garçon m’a tout dévoilé en 30 secondes, une petite fille a été une véritable tombe. Elle serait une excellente politicienne!

Y a-t-il un test qui te touche particulièrement?
Celui sur l’estime de soi, de Marie-Claude Barrette, me vient spontanément en tête. Nous avons retouché des photos de volontaires, mais au lieu de les embellir, nous leur avons ajouté des bourrelets ou des rides. Nous leur avons ensuite demandé quel portrait, de l’original ou du cliché retouché, les représentait le mieux. Malheureusement, la plupart des gens ont choisi les photos sur lesquelles ils étaient le plus laids. C’est triste de constater la mauvaise perception qu’on a de soi.

À voir cette semaine
Martin Petit et Charles Lafortune sont les deux premiers invités de la saison. Martin se demande si la technologie peut donner à tous une voix de rossignol, et Charles étudie les préjugés des Québécois envers les différentes ethnies. Mélanie Maynard fait ses débuts en jouant à Robin des Bois, tandis que Pierre-Yves Lord «s’amuse» avec la douleur.