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«Yamaska»: joyeux anniversaire!
Normand D’Amour, Élise Guilbault, Denis Bernard, Patrick Labbé et Michel Dumont © Ron Diamond

«Yamaska»: joyeux anniversaire!

Lundi 4 novembre 20 h, TVA

Annie Hogue / TV Hebdo - 2013-10-23 15:58:58

Amis et partenaires d’écriture, Anne Boyer et Michel d’Astous célèbrent avec la grande famille de Yamaska le 100e épisode du téléroman. Dans cette émission, Rachel a recommencé à boire, et Julie apprend à sa famille qu’elle a passé le test de moelle osseuse. Avec l’auteur Michel d’Astous, nous discutons des intrigues et du succès de Yamaska. 



Le 100e épisode de Yamaska souligne le bel accomplissement des auteurs ainsi que celui des artistes et des artisans qui travaillent à ce téléroman. Grâce à eux, chaque semaine, les téléspectateurs attendent impatiemment les aventures des familles Harrison, Brabant et Carpentier.


Rachel recommence à boire

Dans cet épisode, on retrouve Rachel, qu’on n’avait pas vue depuis un certain temps. «Elle s’est isolée, et les choses ne vont pas bien pour elle, révèle Michel d’Astous. Samuel s’en rend compte et, lorsqu’il assemble toutes les pièces du puzzle, il s’aperçoit que sa mère ment et qu’elle a recommencé à boire. Ce n’est pas sa première rechute et, même si Rachel essaie de minimiser la gravité du problème, il ne la croit pas.»


Julie fait le test

Chez les Harrison, Frédérick avait l’intention de vérifier si sa moelle osseuse était compatible avec celle de sa grand-mère. Julie l’a pris de vitesse: elle annonce aux siens qu’elle a passé le test, afin d’éviter que ses enfants soient mêlés à cette histoire.


Zachary est faché

Par ailleurs, les relations de William et de son père, Zachary, sont tendues. Les deux hommes se sont parlé à la suite de la parution du roman, mais il reste des zones d’ombre concernant la mort de Dorothy, la mère de William. Une visite de Zachary à son fils leur donne l’occasion de revenir sur le passé.


Un beau succès

Anne Boyer et Michel d’Astous écrivent ensemble depuis près de 30 ans. Depuis l’époque de Jeux de société, ils nous ont offert 2 frères, Tabou, Sous un ciel variable, Le Gentleman, Nos étés, Les poupées russes et Yamaska. Tous leurs téléromans et séries ont touché — ou touchent encore — le public.


Monsieur d’Astous, 100 épisodes, c’est un bel anniversaire. Qu’est-ce qu’il représente pour vous, les auteurs, les artistes et les artisans de Yamaska?

Pour nous, ça signifie une fête et la confirmation que nous formons une famille. Nous sentons que nous avons un «patrimoine historique», que nous avons accompli certaines choses qui sont déjà de l’ordre du souvenir.

C’est une étape qui apporte une certaine solidité et une résonance auprès du public. Nous sentons que l’émission est bien en selle. De plus, c’est un moment agréable pour se rassembler, un peu comme un anniversaire de mariage, si on veut faire une analogie.


Plusieurs auteurs disent qu’il est difficile de travailler à deux. Qu’est-ce qui fait votre force, à Anne Boyer et à vous?

Sur le plan du travail, c’est la discipline. Plus profondément, c’est le partage des valeurs qui est né d’une longue amitié. Il y a aussi le plaisir et l’humour. En fait, nous nous sentons plus forts à deux. Nous avons déjà envisagé la possibilité de travailler en solo, mais nous n’en voyons pas l’intérêt.


Au cours des dernières saisons, y a-t-il une intrigue qui vous a donné du fil à retordre ou qui a suscité de vives réactions?

Celle d’Alicia, assurément. Elle a commis deux agressions, puis elle a subi un procès qui a polarisé les téléspectateurs. Certains acceptaient ce qu’elle avait fait, et il y en a d’autres que cette histoire a dérangés. Les gens ont beaucoup discuté et réagi.

Pour ma part, si c’était à refaire, il n’y aurait qu’une agression. Le fait que l’intrigue dure aussi longtemps et qu’elle soit présentée parfois du point de vue d’Ingrid, parfois de celui d’Alicia, a mis bien des téléspectateurs mal à l’aise. Je crois que nous aurions dû faire condamner Alicia plus rapidement.


Vous avez déjà mélangé la fiction et la réalité, avec les animations créées à partir des dessins du personnage de Frédérick. Cette fois, les téléspectateurs peuvent se procurer le roman de William...

Oui. Comme la lecture du livre a des conséquences sur nos personnages, nous aimions l’idée que le public puisse se faire sa propre idée. Nous avons cherché un auteur qui appartenait à la même tranche d’âge que William et qui connaissait bien le téléroman, pour écrire comme l’aurait fait le personnage.

Nous l’avons trouvé en la personne de François De Falkensteen. Nous voulions un véritable projet d’édition, et c’est ce que nous a offert la maison Libre Expression. Les gens peuvent maintenant acheter en librairie le roman, intitulé La belle affaire.


Quel avenir attend les personnages de Yamaska?

Nous avons des idées pour plusieurs années encore. Nous avons trois familles, formées de personnages de générations différentes, et c’est facile de déplacer le point de mire de l’une à l’autre. Nous sommes très inspirés et nous avons déjà commencé à écrire la sixième saison.