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Grande première du film à Montréal: les «Goon» au tapis rouge
Après avoir fait jaser tant les milieux sportif que culturel, voici maintenant venu le temps pour les créateurs du film Goon: dur à cuire de sauter dans l’arène montréalaise.
Les acteurs Seann William Scott, Jay Baruchel, Liev Schreiber et le réalisateur Michael Dowse étaient notamment au cinéma AMC Forum, le 20 février, pour participer à la grande première.
Tapis rouge sur plusieurs mètres jusqu’à l’entrée de la salle de cinéma, foule impressionnante d’amateurs, myriade de journalistes et photographes, plateau de télévision, Zamboni aux couleurs de la production, dizaine d’affiches, la production avait fait les choses en grand pour cette première.
Inspiré du livre Goon: The True Story of an Unlikely Journey Into a Minor Hockey League, le long métrage est une comédie dans laquelle on suit le parcours étonnant de Doug Glatt, incarné par l’acteur américain Seann William Scott, principalement connu pour de nombreux rôles à caractère comique (dont Folies de graduation).
Rencontré lors de la soirée, Scott a raconté qu’il a dû se mettre dans la peau d’une brute au cœur tendre. «Je joue un homme qui s’y connaît en bagarre, mais qui s’avère être un piètre patineur, a-t-il dit. Il fait son possible dans les circonstances. Ce que j’aime dans le rôle de Doug Glatt, c’est qu’il a de la profondeur, malgré sa réputation.»
Doug Glatt, qui travaille au départ comme videur dans un bar, est promu au sein des Highlanders d’Halifax, une équipe des ligues mineures, pour assurer la protection du joueur étoile québécois Xavier Laflamme (Marc-André Grondin), terrifié d’affronter les durs des autres équipes, surtout depuis qu’il s’est fait solidement brassé par un batailleur de la ligue, Ross Rhea (Liev Schreiber).
De l’absurde au réel
Quant à l’acteur montréalais et coscénariste du long métrage (le second étant Evan Goldberg), Jay Baruchel, véritable maniaque des Canadiens de Montréal, il s’est dit ravi de pouvoir participer à une sorte de nouveau Lancer frappé, ce fameux film culte américain du hockey qui mettait à l’avant-scène les thèmes de la violence, du langage vulgaire, des blagues salées et de la dérision.
Pour le producteur André Rouleau, Goon n’est pas une critique sociale ou une apologie de la violence dans le sport. «C’est une réalité, certes, mais c’est d’abord une comédie, a-t-il indiqué. On voulait faire rire de manière intelligente, joué avec l’absurde, en ajoutant des passages dramatiques, qui reflètent à certains égards la réalité du hockey.»
L’ancien bagarreur des Canadiens de Montréal, Georges Laraque, a abondé dans le même sens: «Ce qu’on voit dans ce film est réaliste», a-t-il affirmé, soulignant qu’après 13 ans dans la LNH, il trouvait le scénario assez fidèle. Goon permet de mieux comprendre le rôle des pugilistes dans une équipe», a ajouté l’ancien joueur.
Goon: dur à cuire sera à l’affiche un peu partout au Québec à compter du 24 février 2012.



