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Gros plan sur... À la manière de Carlito
Sean Penn, Penelope Ann Miller et Al Pacino. © Archives TVA Publications

Gros plan sur... À la manière de Carlito

Samedi 25 novembre 21 h, Cinépop

Par Carl Rodrigue/TV Hebdo - 2017-11-09 11:38:54

À l’origine, Brian De Palma, qui avait déjà tourné Le balafré (Scarface) avec Al Pacino et le producteur Martin Bregman, était réticent à réaliser un second film mettant en vedette un gangster latino. Pacino et Bergman ont toutefois insisté pour que De Palma lise le scénario, ce qui l’a convaincu.



Le nom de la boîte de nuit de Carlito, El Paraiso, se traduit par «Le Paradis». Il s’agit d’une appellation qui revient continuellement dans les films de De Palma. En effet, «El Paraiso» est aussi la raison sociale du casse-croûte dans lequel le personnage de Pacino travaille dans Le balafré, tandis que «The Paradise» constitue l’enseigne du théâtre de Phantom of the Paradise et que «Le Paradis» désigne un café dans Femme Fatale.

La poursuite finale, laquelle débute à la boîte de nuit et s’achève à la station de train Grand Central, a nécessité six mois de tournage. «Nous l’avons commencée en hiver et l’avons terminée au milieu de l’été», affirme De Palma. Le manteau de cuir noir qui protégeait Al Pacino du froid au départ s’est donc avéré une véritable nuisance avec le temps chaud. Toujours aux dires du réalisateur, Pacino, qui devait courir à l’occasion, «transpirait à mort». Si bien qu’un soir l’acteur en a eu assez et a carrément quitté le plateau pour aller chez lui.

Reste que la scène est un des morceaux d’anthologie de De Palma, et c’est après l’avoir vue que Tom Cruise a recruté le réalisateur pour le tournage de Mission: Impossible.