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«Le trip à trois»: Martin Matte, le gars «next door»
© Sébastien St-Jean / Agence QMI

«Le trip à trois»: Martin Matte, le gars «next door»

Caroline Vigeant / Agence QMI - 2016-10-03 09:41:19

Bien qu’à sa deuxième incursion au grand écran après «Nitro», Martin Matte n’est pas pour autant sans repère dans «Le trip à trois», une comédie entraînant son personnage – Simon - , et sa conjointe (Mélissa Désormeaux-Poulin) dans une aventure osée, qui prendra l’affiche à l’été 2017.




«Contrairement aux «Beaux malaises», où l’on me voit mur à mur, d’arriver dans un deuxième rôle aux côtés de Mélissa, a quelque chose de relaxant», a dit l’humoriste, rencontré au sixième des 24 jours de tournage du long métrage.

«C’est plus relaxant que quand tu écris, produis et que tu dois veiller à tout ce qui se passe sur le plateau, poursuit celui qui s’envolera bientôt à Paris pour tourner le dernier droit des ultimes épisodes des «Beaux malaises», diffusés à TVA à l’hiver prochain. Évidemment, il va y avoir un peu de moi là-dedans, mais ça fait du bien de ne pas être le Martin Matte de scène ou des «Beaux malaises», impatient, arrogant, menteur, mais d’être le ‘guy next door’».


Zone de confort

Quant à Mélissa Désormeaux-Poulin, pourtant habituée de tenir l’affiche au grand écran, elle se dit complètement hors de sa zone de confort.

«Je suis habituée au drame, et là j’apprivoise la comédie. D’avoir un maître comme Martin, j’ai bien hâte. J’ai beaucoup à apprendre de lui, de son rythme, sa rhétorique», a dit l’actrice qui s’est d’abord frottée à l’humour à la télévision, en campant dans la peau d’Amélie, la conjointe de Simon-Olivier Fecteau dans «C’est gars-là».

«Le trip à trois» s’intéresse d’abord à son personnage, Estelle. Analyste financière, mère d’une petite fille – Lilly -, et en couple depuis environ 10 ans, elle part en quête de «son plaisir sexuel, qui la décoincerait, lui prouverait qu’elle a sa place dans l’univers».

Ses amies (Bénédicte Décary, Geneviève Schmidt et Anne-Élisabeth Bossé) vont l’aiguiller sur ce qui cloche dans sa vie, mais qui serait plutôt dans sa sexualité.

«Elle va peut-être se rendre compte que ce n’est pas porté à tout le monde de faire des choses extraordinaires sexuellement», laisse tomber la comédienne, qu’on retrouvera dans «Ruptures» en janvier prochain.


Deux bêtes différentes

Le réalisateur Nicolas Monette («Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre», plusieurs épisodes de «C.A.» et des «Bye Bye») poursuit quant à lui sa collaboration avec Martin Matte, puisqu’il signe la réalisation des deux derniers épisodes des «Beaux malaises». Ici, il prend plaisir à faire coexister «deux bêtes différentes».

«Martin, c’est un humoriste, mais il a une justesse. On voit que c’est un bon comédien. Mélissa, de l’autre côté, ce n’est pas une humoriste. C’est une super bonne comédienne, mais elle a tellement un fond qui est drôle», détaille-t-il.

«C’est particulier que le film soit réalisé par un homme, écrit par un homme (Benoit Pelletier, «Le sens de l’humour»), produit par un homme (Guillaume Lespérance), mais l’implication des femmes est très importante. Plusieurs collaboratrices, dont Raphaëlle Germain, ont regardé le scénario pour s’assurer de la justesse du propos. Les mots sont drôles, mais les comédiens sont justes», conclut-il.

L’été 2017 sera marqué au fer rouge de l’humour, puisque les suites policières «Bon Cop, Bad Cop 2» et «De père en flic 2» - les versions originales de 2006 et de 2009 ayant été les plus lucratives du Québec au guichet avec 11 355 487 $ et 10,5 millions $ respectivement – débarqueront également dans les salles obscures.

«Quand un film est bon, tu ne te dis pas ‘j’en ai vu un bon, je n’irai pas en voir d’autres’», d’observer Martin Matte, qui ne craint pour les recettes du «Trip à trois» au box-office.


Deux acquisitions de Québecor

Mardi dernier, on apprenait que Québecor avait fait l’acquisition des droits de deux films du distributeur Les Films Séville. Ainsi «Le trip à trois» et le thriller psychologique «1:54» seront aussi diffusés sur Club illico et TVA.

Primé au dernier Festival du Film francophone d’Angoulême (le Valois du meilleur acteur remis à Antoine-Olivier Pilon et le prix du jury étudiant), «1 :54», le premier long métrage d’Yan England mettant notamment en vedette Sophie Nélisse, Lou-Pascal Tremblay, David Boutin et Patrice Godin, prendra l’affiche au Québec le 13 octobre prochain.